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Consommation en hausse de la viande bio: "C'est beaucoup plus sain"

La viande bio séduit de plus en plus de Français

La viande bio séduit de plus en plus de Français - AFP

REPORTAGE - RMC s'est rendue au marché bio du boulevard Raspail à Paris où se trouve une boucherie totalement bio. Et force est de constater que la viande bio séduit de nouveaux adeptes.

La viande bio a le vent en poupe. Selon un sondage Ifop pour l'Interprofession bétail et viande (Interbev) révélé ce mardi par RMC, 7 Français sur 10 en consomment. Un chiffre en hausse de 11 points par rapport à 2015. Une consommation de plus en plus important qui se constate dans les boucheries. La preuve au marché bio du boulevard Raspail à Paris où RMC a rencontré de nouveaux adeptes comme Isabelle.

Une nouvelle consommatrice qui observe une première différence entre le bio et le produit classique: "Il n'y a pas du tout la même couleur. Normalement, elle est plus rouge et plus grasse. Peut-être que cela va être une révélation". Une révélation que Marianne, une fidèle de la boucherie 100% bio, a eu il y a des années. Depuis, elle n'a jamais fait une entorse au bio.

"Beaucoup moins de maladie"

Et d'en énumérer les raisons: "Tout d'abord pour la santé mais aussi parce que les bêtes sont respectées, confie-t-elle. Elles ne sont pas élevées en batterie, ni ne sont nourries avec des graines pleines de pesticides. La viande est beaucoup plus saine". Ce que confirme Suzanne Hardouin, la bouchère et aussi agricultrice. "Une bête élevée en extérieur a toutes les qualités nutritionnelles de l'air libre et du soleil. Elle attrapera donc beaucoup moins de maladie", argumente celle qui produit du bio dans le bocage normand depuis 40 ans.

En effet, la viande bio respecte un cahier des charges strict de l'agriculture biologique. Les éleveurs doivent élever les animaux plus longtemps et dans des espaces plus grands. Une viande produite sans utiliser d'OGM, de pesticides ou d'engrais chimiques ou de synthèse. A l'autre bout de la chaîne, le consommateur paie donc aussi plus cher. Un coût plus élevé, en moyenne de 20 à 30%, que les consommateurs estiment toutefois justifié.

M.R avec Aurélia Manoli