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Corps retrouvé dans un cimetière d'Estagel: Prescillia a été agressée sexuellement et poignardée

Prescillia, 18 ans, a été retrouvée morte, dimanche matin, dans le cimetière le commune, près de Perpignan. Un examen médico-légal qui a permis aux enquêteurs de faire avancer l’enquête, bien qu’il reste de nombreuses zones d’ombre à ce stade.

Que s'est-il passé ce samedi soir, en plein bal des pompiers d'Estagel, petite commune proche de Perpignan? C'est là que le corps de Prescillia a été découvert, par hasard, dimanche vers 11h, dans le cimetière de la ville, partiellement dénudé.

La jeune fille, qui "souffrait d'un déficit intellectuel et d'un handicap moteur léger", selon le procureur adjoint de Perpignan Bruno Albouy, a succombé à une asphyxie après une agression sexuelle et cinq coups de couteau à l'issue de la fête. Selon les enquêteurs, c'est "a priori" dans le cimetière que la jeune fille a été attaquée et est morte. 

Plusieurs interrogations subsistent. A commencer par l’origine de la mort de la jeune femme. Prescillia a été victime d’un étouffement, mais comment, précisément? A ce stade, les enquêteurs n’ont pas de certitude.

Si cinq plaies au niveau du cou ont bien été relevées par les médecins légistes, un couteau aurait pu faire ce genre de blessure. Mais aucune arme suspecte n’a été retrouvée pour le moment.

Aucun suspect ni témoin probant

Si la jeune fille n'a pas été violée, "on peut parler d'agression sexuelle ou tentative d'agression sexuelle" au vu du fait qu'elle avait "le bas du corps dénudé" et portant "une ecchymose", selon le procureur adjoint. 

En ce qui concerne la chronologie du crime, là encore, c’est le flou. Etant donné le nombre de témoins présent au bal des pompiers en même temps que la jeune femme, la reconstitution de la soirée est délicate. L’heure exacte de la disparition de Prescillia n’est pas établie. Sa disparition n'a été signalée par sa famille que vers 3h du matin. La mort, "qui doit se situer entre 3h et 5h du matin", a été causée par une "asphyxie", soit que la jeune fille ait été étouffée, soit du fait de blessures à la veine jugulaire. 

40 gendarmes procèdent depuis dimanche à une enquête de voisinage, plus d’une centaine de personnes ont déjà été interrogées. L'enquête n'a jusque-là permis d'identifier aucun suspect ni témoin probant, ont précisé le magistrat et le commandant en second de la section de recherches de la gendarmerie de Montpellier, Stéphan Rudelle. 

De nombreux prélèvements, notamment ADN, ont été effectués sur les lieux du crime. Les résultats de ces nouvelles analyses sont attendus dans les prochains jours.

Laura Taouchanov et Benoît Ballet