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Couvre-feu, drone patrouilleur, la Promenade des Anglais fermée: à Nice, la mairie muscle le confinement

Le maire Christian Estrosi a annoncé que le couvre-feu prendrait effet "ce soir 20h".

Un tour de vis. Après avoir annoncé la fermeture de la Promenade des Anglais, le maire de Nice Christian Estrosi a annoncé vendredi la mise en place d'un couvre-feu, la nuit. 

Au JDD, il annonce ce vendredi midi avoir pris l'arrêté: "A partir de 20h, une fois les commerces et pharmacies fermés, plus personne n'a de raison de sortir. Donc on ne sort plus, sauf les personnels spécifiquement autorisés par cet arrêté: personnel médical, ou social pour ceux qui font des visites à domicile de personnes fragiles pour le portage de repas par exemple."

Un durcissement nécessaire selon lui pour que les mesures de confinement destinées à lutter contre la progression de l'épidémie de coronavirus soient davantage respectées. 

"Dès ce matin, je prends des arrêtés pour interdire la fréquentation de la Promenade des Anglais et d'autres espaces publics de promenade", avait-il précisé sur Twitter dans la matinée.

Le maire Les Républicains de Nice, qui a été touché directement par le coronavirus, a également déclaré avoir reçu l'autorisation du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour autoriser les policiers municipaux à verbaliser les violations du confinement. "La police municipale de Nice va le faire dès aujourd'hui", a-t-il prévenu sur Twitter.

Drone avec un haut-parleur

Par ailleurs, un drone muni d'un haut-parleur a survolé jeudi la Promenade des Anglais et le centre-ville pour diffuser des messages ordonnant de rester chez soi pour enrayer l'épidémie de Covid-19.

"Rappel des consignes relatives à l'épidémie de Covid-19: tous les déplacements hors du domicile sont interdits sauf dérogation. Veuillez respecter une distance de sécurité d'au moins un mètre entre chaque personne", répète l'engin piloté par la société Drone06 de Sabri Ben Hassen, un ancien policier. 

Dès mercredi, la police a commencé à verbaliser de nombreux promeneurs ou joggeurs, venus s'aérer sur le front de mer en infraction avec les mesures de confinement en vigueur depuis mardi midi. Un cran supplémentaire a été franchi jeudi avec l'interdiction de l'accès aux plages de Méditerranée ainsi que sur la façade atlantique et du Nord et une partie de l'outre-mer.

La rédaction de RMC (avec AFP)