RMC

Crash d’hélicoptères dans le Var: que sait-on des circonstances du drame?

-

- - -

Cinq militaires de l'armée de Terre ont péri vendredi matin dans le crash de deux hélicoptère près du lac de Carcès dans le Var. A bord des deux appareils: trois instructeurs et deux stagiaires de l'école militaire du Cannet des Maures. Les causes de l’accident restent à ce jour, assez incertaines.

Ils s’appelaient Sébastien Grève, Quentin Gibert, François Mille, Patrick Vasselin et Stephane Chaon. Les noms et les visages des cinq victimes ont été communiqués par l’armée de terre sur Twitter avec le hashtag, "#RIP Camarade".

L’accident s’est produit moins d’un quart d’heure après le décollage de leur hélicoptère pour un exercice militaire. L’hypothèse d’une collision entre les deux appareils semble privilégiée. Selon l’adjoint au général commandant de l’EALAT, deux instructeurs très expérimentés se trouvaient aux commandes des appareils. Il évoque la possibilité d’une erreur d’inattention ou un problème mécanique.

Dans la commune de Cannet des maures, située à 10 minutes en voiture de l’école d’aviation, les habitants sont sous le choc. En signe de soutien aux militaires et à leur famille, le maire Jean-Luc Longour, a décidé de la mise en berne des drapeaux de la mairie. "Perdre des militaires en temps de guerre c’est déjà assez effroyable mais en temps de paix, ça sonne comme une injustice", se désole-t-il.

"Pour des gens qui s’entraînent tous les jours, c’est quand même assez étrange"

Après l’accident, les vols des hélicoptères ont été suspendu. Un silence inhabituel qui a d’autant plus troublé Coralie.

"On n’a pas entendu d’hélicoptère de la journée. C’est très rare vu qu’on est sur le passage. Tout le monde est touché. Pas forcément personnellement mais c’est vrai qu’on est tous impliqués, c’est au village, c’est l’EALAT, c’est à côté et c’est très choquant".

Sofiane, 19, ans s’interroge plutôt sur les conditions du drame: "C’est un peu bizarre quand même, cet accident d’hélicoptères. Pour des gens qui s’entraînent tous les jours, c’est quand même assez étrange qu’ils se rentrent dedans".

Les deux appareils se sont écrasés à 600 mètres de distance

Le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, a expliqué hier, sur le tarmac de l’école militaire, que les deux appareils se sont écrasés à 600 mètres de distance, l’un sur une départementale, l’autre dans les bois. Le premier s’est disloqué sous l’effet du choc, quant au deuxième, il s’est enflammé en touchant le sol. Après avoir survolé la zone, le procureur a confirmé qu’aucune ligne électrique n’aurait pu provoquer l’accident.

Plusieurs témoins ont déjà été auditionnés mais l'absence de boite noire à l’intérieur des Gazelles dispense d’information. Les gendarmes s’activent donc au prélèvement de débris au sol. L’enquête ne fait que commencer.

Kelly Vargin (avec C.P.)