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Daniel Cordier, l'avant-dernier Compagnon de la Libération, est mort: un hommage national sera rendu annonce Emmanuel Macron

Daniel Cordier, l'avant-dernier Compagnon de la Libération, est mort

Daniel Cordier, l'avant-dernier Compagnon de la Libération, est mort - Afp

L'ancien secrétaire de Jean Moulin est mort ce vendredi à l'âge de 100 ans.

Il était l'avant-dernier. Daniel Cordier, Compagnon de la Libération et ancien secrétaire de Jean Moulin, est décédé à l'âge de 100 ans. 

Emmanuel Macron a aussitôt annoncé qu'un hommage national lui serait rendu: "Daniel Cordier, le résistant, le secrétaire de Jean Moulin, s'en est allé. Quand la France était en péril, lui et ses compagnons prirent tous les risques pour que la France reste la France. Nous leur devons notre liberté et notre honneur. Nous lui rendrons un hommage national", a écrit le chef de l'Etat sur Twitter.

Né le 10 août 1920, le Bordelais Daniel Cordier, militant maurrassien et monarchiste, rallie la France Libre fin juin 1940 à Londres. "Je suis le fils de la guerre de 1914. Mon enfance, ce sont les monuments aux morts, les mutilés, etc. Alors, en 1940, quand la France a perdu la guerre qu'elle avait gagnée vingt ans plus tôt, ça a été pour moi insupportable", confiait-il il y a quelques années.

A l'été 1941, il est nommé au service "Action" du Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA), les services secrets des Forces françaises libres (FFL). Parachuté en France en 1942, il est embauché comme secrétaire par Jean Moulin à Lyon et reste au service de cette figure de la Résistance jusqu'à l'arrestation de ce dernier en juin 1943. Pourchassé par la Gestapo, il retourne en Angleterre et continue de travailler pour le BCRA.

Marchand de tableaux d'art contemporain et galeriste réputé après la guerre, il a donné des centaines d'oeuvres au Musée Georges-Pompidou. En 1983, il a publié une colossale biographie de Jean Moulin.

Un seul Compagnon de la Libération est encore vivant, Hubert Germain, lui aussi centenaire, sur les 1.038 distingués par le général de Gaulle pour leur engagement au sein de la France libre pendant l'Occupation allemande. Il est prévu que le dernier des Compagnons qui décèdera sera inhumé au Mont-Valérien, le principal lieu d'exécution de résistants et d'otages par l'armée allemande durant la Seconde guerre mondiale.

La rédaction de RMC (avec AFP)