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Dernier débat avant le duel final entre Hollande et Aubry

Martine Aubry et François Hollande se retrouvent ce mercredi soir pour un dernier débat télévisé, à quatre jours du deuxième tour de la primaire d'investiture qui fera de l'un d'eux le champion des socialistes pour l'élection présidentielle. /Photos d'arc

Martine Aubry et François Hollande se retrouvent ce mercredi soir pour un dernier débat télévisé, à quatre jours du deuxième tour de la primaire d'investiture qui fera de l'un d'eux le champion des socialistes pour l'élection présidentielle. /Photos d'arc - -

par Elizabeth Pineau PARIS (Reuters) - Martine Aubry et François Hollande se retrouvent ce mercredi soir pour un dernier débat télévisé, à quatre...

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Martine Aubry et François Hollande se retrouvent ce mercredi soir pour un dernier débat télévisé, à quatre jours du deuxième tour de la primaire d'investiture qui fera de l'un d'eux le champion des socialistes pour l'élection présidentielle.

La crise, la République et les questions internationales sont les thèmes annoncés pour cette heure et demie d'échanges côte à côte - le camp Aubry aurait préféré un face-à-face -, organisés sur France 2 en partenariat avec France Inter et Le Monde.

Au lendemain d'un premier tour qui a rassemblé 2,6 millions de votants, un niveau de mobilisation inespéré pour le PS, les échanges entre les deux finalistes et leurs partisans se sont teintés d'amertume.

Martine Aubry a poursuivi ses attaques contre la "gauche molle" incarnée selon elle par le camp adverse au point de faire sortir de ses gonds un François Hollande jusqu'ici dans l'esquive.

"Je n'aime pas les manoeuvres obliques", a-t-il déclaré mardi. "Moi je suis de gauche, je n'ai pas besoin d'en faire la démonstration".

Mercredi matin sur France 2, il retrouvait un ton affable.

"Je n'ai qu'un adversaire, c'est Nicolas Sarkozy. Dans ce débat, je souhaite convaincre les Français, je ne souhaite pas dénoncer ou dévaloriser ma rivale", a-t-il dit.

En déplacement mardi dans la Creuse, où se trouvait Nicolas Sarkozy, Martine Aubry s'est elle aussi posée en adversaire du chef de l'Etat. Interrogée sur le débat, elle a dit penser "avoir un bagage assez épais pour répondre à ce grand oral".

Selon les résultats définitifs du premier tour, le député de Corrèze a obtenu 39,2% des voix et la maire de Lille, 30,4%.

RIC-RAC

François Hollande a obtenu les soutiens de Manuel Valls (5,6%) et du président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet (O,6%).

Ségolène Royal (6,9%) n'a pas donné de consigne de vote même si certains de ses proches, comme le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jacques Queyranne, se sont prononcés pour François Hollande.

Quant à Arnaud Montebourg, le "troisième homme" du 9 octobre avec 17,2% des voix, il a envoyé une lettre aux "impétrants" pour tester la compatibilité de leurs programmes avec le sien.

"Derrière des mots qui ne sont pas ceux que j'aurais utilisés, il propose à 90% ce que j'ai proposé", a souligné Martine Aubry sur RMC à propos du chantre de la "démondialisation" et de la mise sous tutelle des banques.

Martine Aubry et François Hollande seront jeudi en meeting, l'une à Lille et l'autre au Bataclan à Paris, pour jeter leurs derniers arguments à 72 heures du scrutin.

Selon un sondage Opinionway réalisé auprès des sympathisants de gauche paru mercredi dans Le Figaro, le député l'emporterait avec 54% des voix (-4 points) devant la maire de Lille, 46% (+4).

Dans le même quotidien, Aurélie Filippetti, qui fait partie de l'équipe de campagne de François Hollande, lui trouve "la légitimité pour mener la gauche à la victoire".

François Lamy, bras droit de Martine Aubry, prédit pour dimanche un résultat "qui pourrait être ric-rac".

Comme au premier tour, il suffit d'être inscrit sur les listes électorales pour voter, moyennant la signature d'une charte d'adhésion aux valeurs de gauche et le versement d'un euro - ce sera gratuit pour ceux qui ont payé au premier tour.

Plus de 3,5 millions d'euros ont été récoltés dimanche dernier - soit 1,40 euro par électeur -, ce qui devrait couvrir le coût d'organisation de la primaire, a fait savoir Régis Juanico, le trésorier du PS.

"Si on devait avoir un léger excédent, ces sommes seraient intégralement reversées pour la campagne du futur candidat ou de la future candidate", a-t-il expliqué à Reuters.

Une convention nationale d'intronisation du vainqueur est d'ores et déjà prévue halle Freyssinet à Paris le 22 octobre.

Edité par Yves Clarisse

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