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"Ascoval n'est pas en faillite! Ils ont tout ce qu'il faut pour réussir": le gouvernement tente de rassurer sur RMC

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances, a tenté de rassurer les salariés d'Ascoval après l'annonce d'une mise en redressement judiciaire de leur repreneur British Steel mercredi.

Nouvelles inquiétudes du côté de l'usine Ascoval de Saint-Saulve (Nord) près de Valenciennes mercredi. Le gouvernement a tenté mercredi de rassurer les salariés de l'aciérie tout juste rachetée par la maison-mère de British Steel, alors que les autorités britanniques ont annoncé ce qui s'apparente à une liquidation du sidérurgiste mercredi. 

La procédure "n'inclut pas l'aciérie de British Steel Saint-Saulve qui est détenue par une autre société du groupe", à savoir la maison-mère Olympus Steel, a assuré dans un communiqué le ministère de l'Economie, quelques minutes après l'annonce de la mise en redressement du groupe britannique.

"Il faut arrêter de raconter n'importe quoi, ce n'est pas une procédure de liquidation!"

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat à l’Economie et aux finances, était l'invitée de RMC ce jeudi et tient également à rassurer tout le monde sur la situation actuelle, et s'emporte contre le terme "liquidation" qui ne serait pas la bonne traduction au vu du droit britannique selon elle. 

"Il faut arrêter de raconter n'importe quoi, Ascoval n'est pas en faillite, British Steel n'est pas en faillite, il est en procédure judiciaire. Ce n'est pas la même chose en droit britannique, les termes pour traduire ne correspondent pas, ce n'est pas une procédure de liquidation."

Olympus, la maison-mère, "a déjà apporté l'argent attendu", selon la secrétaire d'Etat qui explique qu'ils vont poursuivre leurs investissements de manière graduée. "Il y a une semaine ils ont mis l'argent sur la table, 5 millions d'euros, ils ont des contrats sécurisés avec la SNCF pour livrer des rails." 

"Plus les gens diront 'Ascoval est en faillite', ce qui n'est pas vrai, plus le risque de perdre ses clients augmente, ce qui est dégueulasse"

La ministre a mis en avant l'intérêt de l'Union européenne car cette procédure subie par British Steel serait selon elle une conséquence du Brexit, ses clients européens préférant dorénavant passer des commandes au sein d'autres pays de l'UE. D'où la volonté de British Steel d'avoir racheté l'usine d'Ascoval.

"Ascoval a un repreneur, le repreneur met de l'argent, le repreneur croit au plan d'investissement, le repreneur va mettre de l'argent, par tranches successives et assez rapidement. (...) Plus les gens diront 'Ascoval est en faillite' ce qui n'est pas vrai, plus le risque de perdre ses clients augmente, ce qui est dégueulasse. Car en réalité ils ont tout ce qu'il faut pour réussir, ils ont des équipes qui fonctionnent très bien, ils se battent tous les jours sur le terrain."

Quelques minutes plus tard, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré que "la partie n'est pas perdue, loin s'en faut, et nous allons la gagner.

James Abbott