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"Beaucoup de serveurs ont basculé dans les magasins de bricolage" pour Medhi Ghezzar

Alors que les patrons de restaurants font face à une impressionnante pénurie de personnel cette année, l’entrepreneur Medhi Ghezzar a affirmé ce matin dans les "Grandes Gueules" que les anciens serveurs préféraient aujourd’hui se tourner vers des métiers moins fatigants.

C’est un sujet récurrent chaque année, mais qui devient un vrai problème pour les restaurateurs. La pénurie de personnel dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie empêche les employeurs de trouver des salariés, malgré des conditions de travail très intéressantes, comme le témoignait ce restaurateur le 27 avril dans Estelle Midi sur RMC et RMC Story, qui proposait de travailler uniquement le midi ou le soir.

La sécurité de l’emploi dans un magasin aux horaires de bureaux

Alors pourquoi est-il si difficile de trouver des salariés, qui étaient là il y a encore quelques années ? Medhi Ghezzar, entrepreneur et chroniqueur dans les "Grandes Gueules", sur RMC et RMC Story, expliquait que le personnel qui travaillait comme serveur auparavant préfère aujourd’hui être employé dans d'autres branches comme les magasins de bricolage. "Il y a un nombre de pas beaucoup moins important à faire et donc c’est moins fatigant, mais il y a aussi la sécurité de l’emploi, les horaires de bureaux et le 13ème mois".

"Même si tu me donnes 500€ de plus, je suis mieux dans le bricolage"

L’entrepreneur a bien tenté de faire faire venir certains de ses amis en leur proposant un salaire plus important, mais cette tentative est restée sans succès. En effet, ceux-ci lui ont affirmé que "même si tu me donnes 500 euros de plus, je suis mieux dans le bricolage".

"J’avais des serveurs qui touchaient 3.500 euros par mois, mais ils bossaient comme des fous, ils n’ont plus envie de faire ça" a témoigné Medhi Ghezzar.

Enfin, il a également noté un point très important, celui du contact avec la clientèle.

"C’est beaucoup moins stressant de vendre une lampe que de servir des plats, les clients sont beaucoup plus détendus", estime-t-il.

Les restaurateurs vont donc encore devoir rivaliser d’imagination pour pouvoir recruter cette année.

Stéphane Berteloot