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"C’est un contrat gagnant-gagnant": pourquoi le viager à le vente en poupe?

Les ventes immobilières en viager ont augmenté de 10% en un en France. Un échange gagnant-gagnant assurent les spécialistes.

Le viager revient à la mode. Les ventes immobilières en viager ont augmenté de 10% en un an. Le principe est simple. On paie d’abord une somme de départ, un bouquet brut, 72.000 euros en moyenne. Ensuite, il va falloir verser chaque mois une rente de 732 euros en moyenne, jusqu’à la mort du vendeur.

Une aubaine pour les acheteurs qui peuvent s’offrir des biens à moindres frais, ainsi que pour les vendeurs, des retraités qui peuvent continuer à habiter chez eux jusqu’à leur mort, tout en percevant une rente mensuelle, u complémenta de retraite. En 2021, 10.000 retraités ont vendu leur maison en viager, augmentant leurs revenus mensuels de 53%. En moyenne, un viager dure entre 14 et 15 ans et près de la moitié des offres se trouvent en Île-de-France et sur la Côte-d’Azur.

"C'est un pari sur la mort de quelqu’un"

"Philosophiquement c’est terrible, c’est un pari sur la mort de quelqu’un", juge Périco Légasse, qui reconnaît que c’est une bonne alternative alors que les prix de l’immobilier explosent partout en France.

"C’est un contrat gagnant-gagnant, le vendeur peut rester chez lui et l’acquéreur peut faire une bonne opération sur la durée sans faire appel à un emprunt bancaire", défend Stanley Nahon, directeur général de l’agence René Costes Viager. Et il l’assure, il reste très rare que l’acheteur meure avant le vendeur: "En moyenne, il y a un décalage d’une trentaine d’années entre acheteur et acquéreur".

Des vendeurs âgés mais en bonne santé

Le profil des acheteurs ? Beaucoup de professions libérales, de cadres supérieurs et d’expatriés. Quant aux vendeurs, il s’agit de personnes âgées mais en bonne santé, assure Stanley Nahon.

"Quand celle a qui j'ai acheté l'appartement est morte, j'ai sauté de joie", raconte sans filtre Isabelle, conseillère à l'emploi dans le Var qui a acheté un bien en viager en 2011, avant que sa première propriétaire ne meure 8 ans plus tard. "Aujourd'hui mon appartement vaut 240.000 euros, alors qu'il m'a coûté avec toute l'opération un peu moins de 100.000 euros", détaille-t-elle.

G.D.