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Carlos Ghosn prêt à se présenter "à la justice française" s'il est convoqué

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De son côté, Tokyo dénonce les accusations "intolérables" de l'ancien PDG.

L'ancien PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, visé par plusieurs procédures judiciaires en France, s'est dit mercredi prêt à se présenter "à la justice française" s'il était convoqué, affirmant n'avoir "rien à se reprocher" et ne demander "rien au gouvernement français".

"Il est évident qu'à partir du moment où la justice française demande à me parler, je me présenterai à la justice française, je n'ai rien à me reprocher. Au contraire, c'est ce que je demande", a martelé M. Ghosn lors de sa première conférence de presse à Beyrouth depuis sa fuite du Japon.

L'ancien capitaine d'industrie a surtout dénoncé un "coup monté" contre lui et organisé l'ensemble de ses propos autour d'un seul axe: son "innocence". "Présumé coupable" par le système judiciaire japonais dès son arrestation en 2018, il n'avait "d'autre choix" que de fuir face à des accusations "sans fondements", a-t-il assuré.

Après sa conférence de presse de 2h30 en présence de 150 journalistes, Tokyo a qualifié d'"inacceptables" les critiques de M. Ghosn contre sa justice. 

"Je veux qu'il vienne affronter réellement la justice japonaise, mais il a fui, alors même qu'il n'était pas enfermé, qu'il pouvait voir librement ses avocats. Une telle attitude est inqualifiable", s'est agacée la ministre de la Justice Masako Mori jeudi matin.

Par ailleurs, le parquet libanais a convoqué jeudi Carlos Ghosn, après une demande d'arrestation d'Interpol et une requête déposée par des avocats concernant une visite en Israël de l'ancien PDG de Renault-Nissan.

La rédaction de RMC (avec AFP)