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Dissimulation de revenus: Carlos Ghosn peut rester 23 jours en garde à vue au Japon

Le parquet de Tokyo a confirmé mardi la garde à vue de Carlos Ghosn, PDG de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, pour des soupçons de dissimulation de revenus.

L'arrestation de Carlos Ghosn, bâtisseur de l'empire automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, a provoqué la stupeur au Japon, en France et dans l'ensemble du monde automobile, où l'on s'interroge sur les conséquences du scandale pour le groupe.

Accusé d'avoir dissimulé au fisc une part importante de ses confortables revenus, le dirigeant de 64 ans était toujours en garde à vue mardi dans un centre de détention de Tokyo au lendemain de son arrestation à la sortie de son jet privé. 

La garde à vue de Carlos Ghosn peut durer jusqu'à 23 jours, une spécificité du droit pénal au Japon. Après 72 heures d'audition, le juge peut prolonger la durée de détention de 10 jours. Et ce, à deux reprises.

Le dirigeant peut toutefois être remis en liberté sous caution à tout moment. Le procureur de Tokyo peut alors exiger qu'il reste au Japon pour les besoins de l'enquête.

Le président du conseil d'administration de Nissan est soupçonné d'avoir minoré ses déclarations de revenus au fisc japonais et d'avoir utilisé des biens de l'entreprise à des fins personnelles. C'est un audit interne qui a permis d'alerter Nissan. Le constructeur japonais a ensuite mené sa propre enquête avant de prévenir à son tour les autorités judiciaires. 

Le groupe a convoqué son conseil d’administration en urgence. Un nouveau PDG pourrait être très vite nommé à la tête de Renault.

Romain Poisot (avec P.B.)