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La centrale de Fessenheim reste ouverte: "il n’y a plus de démocratie en France concernant le nucléaire"

EDF a obtenu jeudi un nouveau délai dans le processus de fermeture de la centrale de Fessenheim. Une décision qui a fait bondir Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie Les Verts.

La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, c’était une promesse présidentielle de François Hollande. Mais contrairement à ce que souhaitaient le chef de l'État et le gouvernement, le décret qui entérinera la demande de fermeture ne pourra pas être pris avant la fin du mandat de M. Hollande et probablement pas avant courant 2018.

Le calendrier reste dans une fourchette: la délibération adoptée jeudi par le conseil d’administration d’EDF prévoit que la fermeture de Fessenheim ne pourra se faire que "dans les six mois précédant" l'ouverture de l'EPR de Flamanville. L'ouverture de cet EPR est prévu à l'horizon 2019. La date exacte de la fermeture de Fessenheim reste donc très floue.

"EDF a plus de pouvoir que le politique"

Pour Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie Les Verts, cela symbolise l’échec du pouvoir. "Le pouvoir politique a perdu tout pouvoir vis-à-vis d’EDF. EDF fait la pluie et le beau temps. Hors quand on sait que l’Etat a plus de 80% de parts au niveau d’EDF, ça veut dire que soit ils ont plus de pouvoir que le politique, et notamment le président de la République, soit il y a une complicité des politiques pour accepter qu’EDF soit hors la loi. C’est la preuve que même s’il y a une parole politique, et bien un lobby peut très bien passer outre. Donc ça veut dire qu’il n’y a plus de démocratie en France concernant le nucléaire".

Jacques Serais (avec A.M.)