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Les empreintes digitales bientôt utilisées pour lutter contre la fraude aux prestations sociales?

Il y aura peut-être bientôt des empreintes digitales dans les cartes vitales. L’objectif est de lutter contre la fraude sociale qui était d’au moins un milliard d’euros l’an passé.

Comment lutter efficacement contre les fraudes à la prestation sociale? En passant par les empreintes digitales préconise notamment un rapport, publié lundi par les députés Pascal Brindeau et Patrick Hetzel et qui propose 55 mesures pour limiter les fraudes à l'assurance maladie, à la carte vitale ou encore au chômage partiel.

Piste principale pour les députés : lancer une agence nationale anti-fraude. Cette organisation aurait autorité sur les gestionnaires des différentes prestations sociales, par exemple la caisse d'allocation familiales. Tous ces organismes doivent pour l'instant lutter eux-mêmes contre les fraudeurs, et certains comme la caisse nationale d'assurance maladie, sont "très en retard sur le sujet" déplore le président de la commission d'enquête.

Entre 500 millions et un milliard pour le déploiement de nouvelles mesures

Les députés veulent aussi lutter contre les faux documents, qui permettent d'obtenir certaines prestations sociales. Les rapporteurs proposent donc d'utiliser la biométrie, comme pour les passeports:

"Il y a des risques de fraude sur de la fraude documentaire avec l'utilisation de faux documents, c'est pour ça que nous préconisions la biométrie attachée à la carte vitale", explique à RMC Patrick Hetzel, député LR du Bas-Rhin, président de la commission d'enquête.

Seraient concernés toutes les cartes vitales et les documents des retraités vivant à l'étranger, avec vérification d'empreinte digitale chaque année. Cela permettrait de s'assurer que les bénéficiaires existent bien ou encore qu'ils ne sont pas décédés.

Un tel déploiement coûterait entre 500 millions et un milliard d'euros, rapidement compensé selon les députés par des milliards d'euros d'économies.

Romain Cluzel (avec G.D.)