RMC

Prélèvement à la source: "On paie les pots cassés du gouvernement précédent"

Vincent Drezet, secrétaire général du syndicat Solidaires-Finances publiques, est venu expliquer ce lundi matin sur RMC pourquoi il y avait quelques balbutiements à l'heure du passage au prélèvement à la source.

Le prélèvement à la source en France verra-t-il le jour en janvier 2019 comme prévu? Le doute s'installe après une série d'informations contradictoires ces derniers jours, évoquant des barrières psychologiques et des erreurs lors de tests, au moment où l'Elysée semble hésiter.

"Le dispositif technique fonctionne, il est prêt!", a assuré samedi soir sur Twitter Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, chargé de la mise en oeuvre de cette réforme. 

Une déclaration intervenue après un article du Parisien qui affirme avoir consulté une note confidentielle du fisc. Selon le quotidien, elle révèle que la phase d'essai du prélèvement à la source, testé auprès de certaines entreprises, s'est soldée par des centaines de milliers d'erreurs.

"S’il y a des bugs, ce n’est pas Bercy. Bercy est prêt"

Vincent Drezet, secrétaire général du syndicat Solidaires-Finances publiques, est venu rassurer quant aux aux capacités de l’administration fiscale. Il promet que “Bercy est prêt”, et explique pour il y a quelques hésitations ces derniers jours.

“S’il y a des bugs, ce n’est pas Bercy. Il y a eu un travail colossal de fait. Bercy, sur la fiabilité des fichiers sur ce qui est envoyé aux employeurs, est prêt. La note confidentielle publiée par Le Parisien dimanche dit que chez certains employeurs privés ou publics il y a eu des bugs qui représentent environ 2% des contribuables. Maintenant il appartient à Bercy de dire ce qui va ou ce qui ne va pas.”

"Ca a été vendu comme une simplification or c’est compliqué"

Le paradoxe vient du fait que le système fonctionnait très bien auparavant mais que ce changement bouleverse de nombreuses choses pour les Français.

"Ca a été vendu comme une simplification or c’est compliqué. On a un système fiscal un peu particulier en France. On est les seuls à avoir un quotient familial. Ce qui rend le fait d'avoir un impôt contemporain très difficile. C’est pour toutes ces raisons techniques et fiscales que ça n’avait pas été mis en oeuvre.
Le problème est que le gouvernement précédent aurait peut-être dû ne pas mettre la charrue avant les boeufs, et de d’abord faire une réforme fiscale et après s’interroger sur la façon dont on payait l’impôt. On paie les pots cassés de ce choix-là."
J.A. avec Bourdin direct