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Bruits en open-space: "Le silence devient un luxe"

Certaines entreprises font le choix de réduire au maximum les bruits dans leurs locaux. Le niveau sonore moyen dans les open-space est en effet parfois pénible pour certains salariés.

Pendant plusieurs années Marjorie a travaillé dans un open space. Elle en garde de mauvais souvenirs: "Des grandes salles, énormément de personnes, beaucoup de bruits. J'avais des maux de tête… et l'envie de m'isoler, de rester chez moi".

Cette ingénieure travaille désormais dans un nouveau bâtiment, insonorisé. Et Marjorie a tout de suite vu la différence: "On entend encore les collègues mais il n'y a plus cet effet de brouhaha général. Non seulement c'est efficace, mais en plus ça fait des éléments de décoration".

Dalles de plafonds insonorisés, parois en bois, tous les locaux de cette société de conseil ont été pensé pour que le son soit atténué, comme l'explique Jonathan Herschtal, directeur associé de Davidson Consulting: "Tous les matériaux étaient pensés pour isoler le son. On a même pensé à des abat-jours avec des membranes qui isolent les sons".

"Le bruit est un élément de dépréciation de l'être humain"

Il a fallu six mois de travaux pour aménager l'immeuble. Cet environnement de travail reste une exception selon Christian Hugonnet, président fondateur de la Semaine du Son: "Le silence devient quelque chose qui ne devient pas disponible, le silence devient un luxe. Le bruit est un élément de dépréciation de l'être humain. Le bruit n'intervient pas directement dans le décès de quelqu'un mais peut intervenir indirectement".

Un problème que l'on retrouve en dehors du travail. Près de 8 Français sur 10 estiment que la qualité sonore n'est pas prise en compte dans l'aménagement de leur ville.

Romain Cluzel et Margaux Bédé