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Des "dizaines d'individus" s'introduisent "violemment" au siège de la CFDT: des salariés "agressés"

Le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger, dénonce cette "intimidation".

"Quelques dizaines d'individus se sont introduits violemment dans les locaux de la confédération" CFDT à Paris, où ils ont "agressé verbalement et physiquement des salariés", a dénoncé dans un tweet le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger. 

"Nous condamnons cet acte et nous ne nous laisserons pas intimider", a-t-il ajouté. Interrogée par l'AFP, la CFDT a dit qu'il s'agissait d'une action de la "coordination SNCF-RATP", née aux premières évocations d'une grève illimitée, en octobre, contre la réforme des retraites.

RMC vous parlait dès ce vendredi matin de la tension qui montent au sein du syndicat réformiste: clashs avec des militants d'autres syndicats, des insultes sur les réseaux sociaux et des locaux dégradés, comme à Caen, par exemple. Michèle Barré, secrétaire générale adjointe de la CFDT en Normandie l'a constaté jeudi matin:

"J'ai constaté des dégradations via des tags injurieux et diffamatoires à l'encontre de la CFDT. On sent bien qu'il y a une tension. C'est compliqué de discuter et de faire entendre nos points de vue. C'est très compliqué en ce moment".

"On a le droit d'avoir des opinions différentes"

Cette responsable avait reçu un soutien immédiat du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger qui appelle au respect de chacun:

"On a le droit d'avoir des opinions différentes. On a le droit de ne pas partager l'avis de tel ou tel, mais tout responsable public d'organisation doit être très clair. Tout ce que je sais, c'est que les militants de la CFDT ne se prêtent pas à ce jeu-là et je ne le supporterais pas et je le condamnerais immédiatement".

"À chaque fois qu'un militant ou qu'un salarié de la CFDT sera attaqué, parce qu'il n'est pas d'accord avec d'autres, je me battrai pour qu'on puisse dire ce qu'on pense", ajoutait alors Laurent Berger.

La rédaction de RMC (avec AFP)