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"Dupin Quotidien": pourquoi le salaire des employés à domicile augmente en 2018

Une bonne nouvelle pour les gardes d'enfants, les jardiniers, les aides ménagères en ce mois de janvier: leur salaire minimum est revu à la hausse.

Depuis le 1er janvier, le salaire minimum des employés à domicile a été revu à la hausse: 8,35 euros nets de l’heure, au lieu de 8,19 euros. Ils profitent donc de la réforme des charges sociales: la cotisation salariale assurance maladie est supprimée, la cotisation assurance chômage est réduite… Des baisses qui compensent la hausse de la CSG pour les particuliers employeurs, et qui se répercutent logiquement sur les fiches de paie de leurs salariés à domicile.

L'objectif de cette réforme est direct: augmenter le pouvoir d'achat des salariés. Ils sont aujourd’hui 1,6 million, pour 3 millions et demi d’employeurs.
Le gain n'est pas négligeable: une baby-sitter par exemple, payée 11€ de l'heure et qui travaille 20 heures par semaine, peut récupérer 75 euros en plus à la fin de l'année. L’augmentation sera encore plus importante au 1er octobre, puisque la cotisation assurance chômage sera définitivement supprimée.

Comment ça se passe pour l’employeur?

Le montant de la rémunération est fixé entre l’employeur et le salarié, sur la base d’un salaire net minimum. Techniquement, l’augmentation est aussi libre. Il faut, au minimum, respecter la compensation des cotisations salariales. 

Si vous êtes particulier employeur, vous n’êtes pas lésé. Le salaire net augmente, mais les cotisations salariales retenues baissent. Cette augmentation est obligatoire. En cas de non-respect, le salarié peut aller aux prud’hommes et réclamer la répercussion des charges sociales. Vous avez jusqu’à mercredi pour déclarer le nouveau salaire de vos employés. Le service dédié de l’Urssaf, le Cesu, a mis en place un estimateur.

Tous les emplois à domicile sont-ils concernés ?

En réalité, non et c’est ce que pointe la Fédération des particuliers employeurs. Le problème concerne les assistantes maternelles. C’est la Caisse d’allocations familiales qui gère leurs cotisations, au titre d’aide au choix du mode de garde. Par exemple, pour les enfants de moins de 6 ans, la CAF prend en charge la moitié des cotisations sociales dues pour l'emploi d'un salarié. L’employeur ne peut donc pas bénéficier de la baisse des cotisations pour compenser l’augmentation de salaire et s’expose à un surcoût.

Anaïs Bouitcha et X.A