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Grève du 5 décembre: quelles alternatives proposées par les taxis?

A partir de jeudi prochain, de nombreux moyens de transports: trains, métros, bus, RER seront fortement perturbés à cause des grèves. Alors, quelles alternatives aux transports supprimés?

J-6 avant le "jeudi noir". Édouard Philippe reçoit ce vendredi 12 ministres et secrétaires d'Etat pour "limiter au maximum l'impact de la grève sur les Français". Comment se rendre au travail ou assurer ses trajets importants à partir 5 décembre? C'est une des questions que vous êtes nombreux à vous poser.

Alors des alternatives se mettent en place: le covoiturage, les cars, mais aussi les taxis. Les taxis, qui se montrent inventifs pour être accessibles au plus grand nombre durant cette période de grève. 

Une application de taxi partagé

Une application de taxi partagé, c'est l'idée de Jean-Edern Rougagnou. Il a créé "Taxymatch". Objectif: proposer des lignes de taxi pour se substituer aux RER. Le tout, à des prix fixes. Exemple: 19 euros pour aller de Saint-Germain-en-Laye à la défense.

"Quand vous réservez un taxi avec Taxymatch, vous ne réservez pas un taxi dans sa globalité, vous réservez une place. C’est comme dans un bus ou dans un train. En jour de grève, vous avez des plateformes qui vont réaliser des majorations. Nous, ce n’est pas notre cas, on va faire des tarifs encore plus avantageux". Et le jour de la grève, 500 chauffeurs seront mis à disposition sur l'application.

"On est vraiment là pour aider les gens à aller travailler"

A Bordeaux, les chauffeurs vont plus loin. Certains d'entre eux vont proposer des courses partagées et gratuites toute la journée. Nicolas est un taxi bordelais, il participera à l’opération: "Pour une fois, on va montrer une bonne image des taxis. C’est une manière pour nous de participer un peu à ce qu’il se passe dans le pays".

Pas de rémunération ni de réservation donc il faudra héler ces taxis libres: "On s’arrêtera sur les arrêts de bus si on voit qu’il y a beaucoup de gens. Les gens nous donnent ce qu’ils veulent nous donner. On est vraiment là pour aider les gens à aller travailler".

Pour se distinguer des autres taxis qui ne participent pas à l'opération, Nicolas et ses collègues arboreront des rubans sur leurs rétroviseurs.

Mahauld Becker-Granier (avec Caroline Petit)