RMC

La taxe d’habitation est un fardeau pour beaucoup de familles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts

-

- - BFMTV

VOS RÉACTIONS - Ce vendredi, Jean-Jacques Bourdin recevait dans une première édition spéciale présidentielle de Bourdin 2017 le candidat d'En Marche, Emmanuel Macron. Pour la première fois, il était possible de poser vos questions sur un Facebook Live sur les pages de RMC et BFMTV. Et vous avez réagi massivement aux propositions de l'ancien ministre de l'Economie.

RMC.fr rassemble vos réactions.

> Macron a-t-il été convaincant?

"Enfin des réponses sur son programme, salue Aline. Ça fait du bien de savoir quand même !" Pour Fabien, "c’est une claque. Je ne pensais pas que ce type était aussi concret et précis, ça change de nos vieux démagos…" La candidature Macron ne passe toujours pas pour P.-S.: “Programme lamentable et pas fiable! On pioche à droite, à gauche, au centre… Il ne pond que du vent!” Norbert, lui, estime même qu’"Emmanuel Macron est aussi dangereux que le FN. Il incarne une sorte de relooking du monde de la finance, où les valeurs de solidarité, de partage et d’éthique sont inexistantes".

> Sur son parcours et son positionnement

Beaucoup de références à son passé professionnel ont été postées dans les commentaires. Ainsi, Antoine qualifie Emmanuel Macron de "banquier d’affaires sans expérience, sans programme et sans majorité". Fabien riposte: "Je pense qu’à part l’extrême gauche ou l’extrême droite, les gens civilisés vont débattre des mesures, pas de son parcours personnel. Ne répétez pas bêtement ce que disent les leaders de vos partis !" 

"Comment va le porte-parole du Medef?", ironise Gérard. "'Je ne veux plus', 'je veux rassembler'... Impressionnant tout ce qu’il promet et veut donner, etc. Plus démago, tu meurs !", fustige Gilles. Pour Pierrette, la posture de Macron, c’est du déjà-vu: "Le positionnement au-delà des clivages, Sarkozy l'avait déjà proposé et avait pris comme ministres des gens de gauche. On a vu son quinquennat…"

> Sur la colonisation

"J’aime la franchise d’Emmanuel Macron sur la colonisation française", salue Zoky. "C’est quand même fou de s’offusquer plus du terme utilisé que par les crimes commis en Algérie, dénonce Jhane, qui se présente comme 'algéro-française'. La 'modernisation' dont parle Macron n’avait nullement pour but d’émanciper le peuple indigène mais son seul dessein fut le confort des colons". 

> Sur la taxe d’habitation

C’est peut-être la principale annonce économique de cette interview: Macron veut que 4 Français sur 5 ne paient plus de taxe d’habitation: "L’État prendrait en charge cet impôt local et augmenterait la taxe foncière, ou bien une nouvelle taxe serait créée?, se méfie Simon. En France, on est champions là-dessus: on taxe des taxes!" 

Au contraire, Florence salue cette annonce : "Enfin ! Cette taxe est un grand fardeau pour nombre de familles locataires qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Une taxe sur le fait qu’un toit vous abrite, c’est très injuste".

> Sur le chômage

Pour Emmanuel Macron, un chômeur qui refuse la seconde offre d’emploi sortira du système d’indemnisation. Ce qui fait bondir Gilles: "Je suis chômeur, on me propose d’être peintre en bâtiment ou agent de sécurité alors que mon métier c’est la publicité. Ça veut dire que je serais exclu du système sous prétexte que j’ai des ‘devoirs’ ?" 

"Les chômeurs obligés d’accepter n’importe quel boulot dès la seconde offre… bravo, ironise Eric. On a proposé à ma femme des tiers-temps pour travailler à 2h du matin et à 14h de la même journée, à 1h en voiture de chez nous… Chômeurs, réfléchissez avant de voter pour lui!" 

> Sur les fonctionnaires

Interrogé sur la fonction publique, Emmanuel Macron a notamment indiqué vouloir rétablir le jour de carence, supprimé sous le quinquennat Hollande. "Une bonne nouvelle ! Fini les abus", salue Betty. "Ne pas mettre tous les fonctionnaires dans le même panier, défend Denise. À 1300 euros nets par mois après 8 ans de vacation et sa précarité, je ne vole rien à personne, je bosse!" 

Sylvain, lui, se demande comment le candidat va, comme il l’indiquait, ne pas remplacer 120.000 départs à la retraite (70.000 dans les collectivités locales et 50.000 dans la fonction publique d'État) de fonctionnaires sur 500.000: "Comment comptez-vous allier la perte de ces emplois administratifs avec le fait d’accélérer et de désengorger les traitements de dossiers?" 

"Monsieur Macron, vous parlez beaucoup de fonction publique, mais pas de la territoriale, l’interpelle Baptiste. À quand la pénibilité du travail pour mes collègues en maison de retraite qui ont plus de 55 ans et qui n’y arrivent plus? Je me bats au quotidien pour nos anciens, vous faites quoi pour nous?"

Maxime Bellec