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Notes de frais, fournitures... Deux employés sur trois avouent frauder au travail

CA VOUS CONCERNE - Selon une nouvelle étude de SAP-Concur, seulement un employé sur trois ne commettrait jamais de fraude.

On parle généralement de petites sommes, mais mises bout à bout elles finissent par coûter cher à l’entreprise. La fraude au travail pourrait coûter jusqu’à 14.000 euros par an pour une PME de 250 employés, selon une étude SAP Concur, spécialiste de la gestion des frais et des déplacements professionnels.

On ne parle pas de piquer dans la caisse, mais de récupérer quelques euros en gonflant une note de frais par exemple. Ce qu’on retrouve le plus comme comportement: passer un repas perso en repas d’affaire, arrondir ses frais kilométriques, arrondir les factures de téléphone pro ou encore se servir dans les fournitures de l’entreprise. Une petite ramette de papier par ci, quelques stylos par là... On l’a quasi-tous fait, sans penser à mal.

D’ailleurs c’est un peu le problème: la moitié des employés français pensent que c’est pas bien grave de faire une fausse note de frais de 115€ en moyenne. C’est parfois vu comme un petit extra pour compenser par exemple des heures sup pas forcément payées, ou un voyage d’affaires, une manière de justifier qu’on a gonflé la note, ça n'en reste pas moins illégal.

Qu’est-ce qu’on risque?

On ne va pas se mentir il y a généralement une certaine indulgence de la part de l’employeur. Si vous êtes pris la main dans le sac vous pouvez quand même avoir un rappel à l’ordre, voire un avertissement, mais ça peut aussi aller jusqu’au licenciement, notamment s’il y a récidive ou s’il y a de grosses sommes en jeu.

Dans l’étude, 68% des employés expliquent qu’ils ne comprennent pas les risques de fraude, que ce soit pour eux personnellement avec le risque de perdre son travail quand même, ou pour l’entreprise qui doit sortir de l’argent qu’elle n’a pas forcément.

On se dit que ce sont des petites sommes qui ne prêtent pas à conséquence, que ce n'est pas un problème. Il faut avouer aussi que la plupart des entreprises sont très mal équipées pour détecter les fraudes, dans les faits ça passe souvent inaperçue.

Il y a les petites sommes... mais il y a aussi les grosses ! Vous vous souvenez peut être de la présidente de l’INA Agnès Saal, qui avait été rattrapée par des notes de taxi mirobolantes: plus de 40.000 euros en 10 mois. Ca avait quand même fini par se voir.

Au final, on note quand même que plus un employé est content dans son job, plus il est impliqué dans son entreprise, sensibilisé aux dépenses, et moins il sera tenté de frauder.

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Géraldine de Mori (édité par J.A.)