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"Période de transition", génération concernée, "points de bonification": les concessions que pourrait faire le gouvernement sur la réforme des retraites

Jean-Paul Delevoye, le Haut-Commissaire aux retraites, va continuer ses rencontres bilatérales, avec les partenaires sociaux la semaine prochaine puis Edouard Philippe s'exprimera dans la foulée. Mi-décembre, il dévoilera l'architecture du projet de réforme des retraites.

La stratégie qui se dessine à Matignon: progressivement abandonner le rapport Delevoye. "On ne retrouvera pas un bon climat social si on l'applique unilatéralement", confie un proche du Premier ministre.

"La génération 1963 proposée est trop rapide, trop brutale, il faut maintenant trouver des compromis": l'application de la réforme pour tous les Français pourrait donc être décalée d'une bonne dizaine d'année pas avant la génération 73.

Une période très longue de transition pourrait également être proposée aux régimes spéciaux pour calmer la colère de la SNCF et de la RATP. En clair: que tout le monde ne bascule pas du jour au lendemain dans le régime universel au 1er janvier 2025.

Plusieurs cadres de la majorité plaident également pour une mise en place rapide, avant 2022, de la retraite à 1.000 euros minimum. Des points de bonification pour compenser la pénibilité de certains métiers comme les policiers, le personnel hospitalier et les cheminots sont désormais à l'étude tout comme la revalorisation du début de carrière des enseignants.

La piste d'atterrissage de la réforme est étroite reconnait Matignon, pas plus grande qu'un timbre-poste ironise un membre de la majorité.

Jérémy Trottin et Paul Barcelonne (avec C.P.)