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Retraites: "Ligne rouge franchie", "Le gouvernement s'est moqué du monde", les syndicats appellent "à renforcer la grève"

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"Les garanties données" justifient que la grève "s'arrête" a demandé Edouard Philippe aux syndicats, qui lui opposent un fin de recevoir.

"Le temps est venu de construire un système universel de retraites", a lancé mercredi Edouard Philippe au début de son discours présentant le controversé projet de réforme des retraites.

Retraite minimum garantie à 1.000 euros et "85% du SMIC dans la durée", âge légal à 62 ans, avec "un âge d'équilibre" et "un système de bonus-malus", "des points supplémentaires dès le premier enfant" et majoration pour "les parents de familles nombreuses" figurent parmi les mesures retenues par l'exécutif. "Les garanties données" justifient que la grève "s'arrête" a-t-il conclu.

Le numéro un de la CFDT Laurent Berger a réagi aux annonces d'Edouard Philippe sur les retraites en estimant que "la ligne rouge est franchie" avec l'âge d'équilibre à 64 ans, annonçant une réunion des instances de son syndicat dans l'après-midi pour "décider des actions dans les jours à venir".

"Il y avait une ligne rouge dans cette réforme, c'était le fait de ne pas mélanger la nécessité d'une réforme systémique (...) et la réforme paramétrique qui demanderait aux travailleurs de travailler plus longtemps, cette ligne rouge est franchie", a-t-il dit dans les couloirs du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Il a dénoncé une réforme "lestée par un angle budgétaire accru".

Pour sa part, "Le gouvernement s'est moqué du monde", a réagi le numéro un de la CGT Philippe Martinez qui "ne croit pas que les cheminots seront satisfaits". "Le gouvernement veut individualiser le système de retraite (...). Tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable", a-t-il déclaré avant que le CGT-Cheminots (1er syndicat de la SNCF) appelle à "renforcer la grève".

La rédaction de RMC (avec AFP)