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Sarkozy regrette d'avoir parlé du «vrai travail»

Nicolas Sarkozy, jeudi soir sur France 2

Nicolas Sarkozy, jeudi soir sur France 2 - -

Nicolas Sarkozy a regretté jeudi soir sur France 2 avoir dit vouloir fêter le «vrai travail» le 1er mai. «Ce n'est pas une expression heureuse. J'ai voulu dire une vraie fête du travail» s'est défendu le président candidat.

Nicolas Sarkozy a regretté jeudi soir sur France 2 avoir dit vouloir fêter le « vrai travail » le 1er mai, expression qui lui a valu les foudres des syndicats de salariés et de la gauche. « Sur le vrai travail ce n'est pas une expression heureuse », a déclaré le chef de l'Etat, candidat à un second mandat, lors de l'émission "Des paroles et des actes".

Une « vraie fête du travail »

« J'ai voulu dire "une vraie fête du travail", c'est-à-dire avec des travailleurs sous statut et des travailleurs dans le privé. J'aurais mieux fait de dire ça comme cela », a-t-il ajouté, en promettant de ne pas réutiliser la formule contestée.
Il avait nié mercredi sur TF1 avoir utilisé cette expression, qui lui a notamment valu d'être accusé par les syndicats et son adversaire socialiste, François Hollande, de chercher à diviser les salariés. Il l'avait employée lundi, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, en annonçant son intention d'organiser ce grand rassemblement place du Trocadéro. « Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, qui sont exposés, qui souffrent », avait-il alors expliqué à la presse.

« Je ne suis pas allé à Fukushima »

Nicolas Sarkozy s'est expliqué jeudi soir sur un autre petit arrangement avec la vérité, en admettant qu'il n'était jamais allé sur le site de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, dévastée en mars 2011 par un tsunami, contrairement à ce qu'il a dit récemment lors d'interviews ou de meetings. « Naturellement que je ne pouvais pas y aller, à Fukushima, parce qu'il y avait un périmètre de sécurité (...) qui était 30 km autour », a-t-il dit. « J'ai été au Japon, pour parler de Fukushima. J'ai rencontré le Premier ministre et nous n'avons parlé que de ça (...) Dans le meeting, ça faisait mieux de dire "j'ai été à Fukushima" que de dire "j'ai été à Tokyo", parce que "j'ai été à Tokyo pour parler de Fukushima", ça passait moins bien », a ajouté Nicolas Sarkozy.

La rédaction avec Reuters