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Siège de la CFDT vandalisé: Laurent Berger met en cause "des mouvements d'extrême gauche"

Jeudi soir, le siège de la CFDT a été vandalisé à Paris. Des dégradations qui désolent Laurent Berger son secrétaire général qui a dénoncé vendredi sur RMC une attaque "contre la démocratie" et regretté les "outrances" de certains responsables syndicaux opposés à la loi Travail qui ont pu pousser à la violence.

Quelques heures après la dégradation du siège de la CFDT à Paris, Laurent Berger, le secrétaire général du syndicat fait l'inventaire des dégâts. "De gros dégâts sur la façade, toutes les vitres ont été brisées. Des insultes aussi, des tags qui disent beaucoup de la violence verbale et de la violence physique", détaille-t-il sur RMC vendredi.

La veille, vers 20h30 une centaine de personnes parties d'une manifestation non autorisée contre la loi Travail s'en sont pris au bâtiment du syndicat qui soutient le texte. "C'est fini de trahir", a été inscrit en lettres rouges sur la façade, tout comme des injures.

"Traitre, collabo, des mots qui rappellent de la violence, qui rappelle de la guerre dans un moment où, dans une démocratie, on aimerait vivre la diversité d'opinion de façon positive", regrette Laurent Berger. 

"Personne n'a le monopole de la défense des salariés"

Son syndicat a décidé de porter plainte dès hier soir et plusieurs personnes ont été interpellées. Laurent Berger met en cause des "mouvements d'extrême gauche". S'il n'accuse pas des militants d'autres syndicats opposés à la loi Travail comme la CGT ou FO d'être à l'origine des dégradations, Laurent Berger reste amer sur le langage utilisé par certains responsables de ces syndicats.

"J'accuse toutes les outrances et toutes les petites faiblesses que l'on peut avoir qui consistent à laisser dire des choses, à laisser passer des mots, à utiliser des expressions qui les unes après les autres, justifient aux être faibles qui sont sans argument l'utilisation de la violence", poursuit-il.

Il regrette notamment des propos prononcés la veille sur France Inter par Xavier Mathieu, l'ancien délégué syndical CGT de l'usine Continental de Clairoix. Il "nous traitait de 'jaune', appelait quasiment à la violence. Il faut arrêter cela, il ya un pluralisme syndical, il y a le respect des opinions", martèle Laurent Berger. "Personne n'a le monopole de la défense des salariés", veut rappeler le secrétaire général de la CFDT, "ceux qui font ça ne veulent pas écouter l'ensemble des salariés".

Carole Blanchard