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Télétravail: la CPME "compte sur la bienveillance des inspecteurs" pour éviter les amendes

Invité d’"Apolline Matin" ce lundi sur RMC et RMC Story, le président de la CPME François Asselin a expliqué compter sur la "bienveillance" des inspecteurs du travail pour limiter les amendes prévues en cas de non-respect du télétravail.

Une amende de 1.000 euros par salarié. C’est ce qui est prévu par le ministère du Travail en cas de non-respect des trois jours de télétravail par semaine dans les entreprises. Une mesure annoncée dans le cadre de la lutte contre le regain de l’épidémie de Covid en France qui inquiète François Asselin, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

"Ce n’est pas la ministre qui va visiter les entreprises, a-t-il expliqué dans ‘Apolline Matin’ ce lundi sur RMC et RMC Story. Ce sont les inspecteurs et les contrôleurs du travail. Dans leur immense majorité, ils connaissent ce monde de l’entreprise. Nous comptons sur leur bienveillance. Dans l’immense majorité de leurs missions, ils savent juger les situations qui peuvent être un peu radicales, dans un sens ou dans l’autre. Bien évidemment, nous sommes tout à fait conscients qu’il faut lutter contre la pandémie et augmenter le taux de télétravail. Nous sommes d’accord, nous allons le faire, nous l’avons fait par le passé. C’est simplement ce message avec le père-fouettard derrière le chef d’entreprise qui ne nous plait absolument pas."

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"C’est franchement prendre à rebrousse-poil ceux qui ont été plutôt vertueux"

"Cette décision prise par le gouvernement d’imposer trois jours de télétravail, associée potentiellement à des amendes qui peuvent aller jusqu’à 1.000 euros par salarié, ne nous fait absolument pas plaisir, a ajouté François Asselin. C’est franchement prendre à rebrousse-poil ceux qui ont été plutôt vertueux dans la lutte contre la pandémie, à savoir les chefs d’entreprise, avec leurs salariés. Ça s’est passé dans un dialogue social plutôt serein. Dans l’entreprise, globalement, les choses se sont bien passées. Ce n’est jamais intéressant pour un employeur, et parfois pour un salarié, de voir son entreprise désorganisée."

"Il y avait un risque majeur de blocage de l’économie"

Le président de la CPME se satisfait quand même de l’allègement des durées d’isolement. "Le protocole aujourd’hui est relativement clair, souligne François Asselin. Avec l’ancienne règle, vous pouviez rester isolé 10 jours, voire 17 jours. Il y avait un risque majeur de blocage de l’économie. (…) Il faut se battre sur le champ de la pandémie et sur celui de l’économie, mais aussi sur celui de la psychologie. On aurait pu dire aux Français de rester chez eux pendant les fêtes, de ne pas bouger. Psychologiquement, personne n’aurait voulu cela. Dans cette histoire, il n’y a pas la bonne solution. Celle qui a été choisie, c’est de se battre. A la CPME, nous nous battons. Nous allons faire en sorte d’arriver à traverser cette Xe vague avec le moins de bobos possible pour nos entreprises et nos entrepreneurs, parce que c’est important."

LP