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Euro 2016 - Violences à Marseille: "Le dispositif mis en place était suffisant"

Invité ce lundi de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Bruno Trani, délégué Régionale Alliance CRS PACA, est revenu sur les violents affrontements entre supporters russes et anglais ce samedi. Il estime que "la polémique faite contre la police nationale est sans effet et inutile".

Des bagarres à répétition, des supporteurs blessés à terre et des bouteilles de verre partout dans les rues... La fête a été gâchée samedi sur le vieux Port de Marseille. Près de 600 supporteurs russes et anglais "très déterminés" se sont affrontés dans le centre-ville en marge du match Angleterre-Russie. Des affrontements qui ont fait 35 blessés, dont quatre graves. Le ministère de l'Intérieur a dénoncé des incidents "inacceptables" provoqués par "des hordes alcoolisées qui se sont livrées à des exactions inadmissibles."

De son côté, l'UEFA, appuyée par la France, a menacé d'exclure l'Angleterre et la Russie de la compétition si leurs supporters respectifs, à l'origine des heurts ne se comportaient pas à l'avenir "de façon responsable et respectueuse". Alors que la presse anglaise a pointé du doigt les forces de l'ordre, invité ce lundi de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Bruno Trani, délégué Régionale Alliance CRS PACA, a tenu à rectifier certaines choses. "Il s'avère que pour contenir une foule avinée et aussi agressive que celle de ces supporters, c'est quand même compliqué", souligne-t-il avant d'estime que "le dispositif mis en place était, malgré tout, correct et suffisant".

"L'alcool aidant, une parole de trop…"

"Il y a eu une graduation des moyens pour contenir cette violence extrême, poursuit-il. Donc la polémique faite contre la police nationale est sans effet et inutile, voire même agaçante puisque les fonctionnaires de police sont intervenus conformément à la réglementation. Les débordements ont bien été commis par les supporters". Et de revenir sur ce qu'il s'est passé ce samedi à Marseille. "Au départ, l'ambiance était festive, tout se passait bien, rappelle Bruno Trani. Les violences sont arrivées de façon spontanée et je pense que l'effet de foule à jouer. Les gens étaient réunis, mélangés… Et l'alcool aidant, une parole de trop, une bousculade et c'est parti…"

"Il y a eu une réaction de foule qu'il a fallu gérer instinctivement. Les forces de l'ordre sont intervenues dans les plus brefs délais et je tiens à saluer la réactivité de mes collègues qui ont su faire preuve de sang-froid alors qu'ils ont essuyé des jets de projectiles de toutes sortes, ajoute-t-il. Ils ont réussi à s'interposer entre ces supporters tout en ayant pour priorité de protéger les citoyens et ceux qui venaient faire la fête. Au final, avec quelques difficultés certes, nous sommes arrivés à rétablir le calme".

Maxime Ricard avec Jean-Jacques Bourdin