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Formation aux premiers secours: "Pouvoir agir", en cas d'attentat

Une personne effectue un massage cardiaque sur un mannequin. (Photo d'illustration)

Une personne effectue un massage cardiaque sur un mannequin. (Photo d'illustration) - BFMTV

REPORTAGE - Les sapeurs-pompiers de Paris ont mis en place une formation aux premiers secours, rapide et gratuite. RMC a suivi la première session, dans la caserne du 18e arrondissement de Paris.

Que faire en cas d'accident ou d'attentat? Les sapeurs-pompiers de Paris ont mis en place une formation aux premiers secours, rapide et gratuite. Pendant deux heures, les volontaires s'exercent au massage cardiaque, à faire un garrot, ou encore à déplacer des victimes.

Les candidats à cette formation aux premiers secours ont dans la tête l'idée d'un futur attentat. Mais les pompiers leurs précisent que session servira d'abord dans la vie de tous les jours, car les accidents domestiques sont largement plus fréquents. Pour l'instant, ces formations sont dispensées dans six casernes de Paris. Six autres établissements de la petite couronne seront concernés début février.

"Après les attentats"

Les sapeurs-pompiers de Paris espèrent former 8000 personnes d'ici l'été. RMC a suivi cette première session de formation, dans la caserne du 18e arrondissement de Paris. Dans la salle, ils sont une quinzaine de personnes à avoir pris leur samedi après-midi, pour apprendre les premiers gestes au milieu des camions de pompiers.

"Je vous laisse pratiquer et je regarde comment vous faites", lance le sergent Mériot à son auditoire, venu de tous les milieux et tous les âges. Assis sur une chaise, Quentin sert de cobaye pour l'exercice du garrot.

"Ça peut être une cravate, un foulard, une ceinture. Le but, c'est d'arrêter le saignement", précise le sergent.
"Clairement, après les attentats, on s'est dit: 'il faut peut-être que l'on s'active'", explique ce chef d'entreprise de 34 ans, venu avec son épouse. "Deux clics, un email à envoyer, c'est le week-end, on a le temps", énumère-t-il.

"Je vais moins paniquer si ça arrive"

Lors de cette formation, les exercices sont pratiqués durant deux heures, le temps pour Apolline, une photographe de 29 ans, d'apprendre les bases.

"Je pense que je vais moins paniquer si ça arrive. J'ai appris à permettre de mieux respirer, à faire un massage cardiaque, faire une compresse sur une blessure si on voit qu'il y a beaucoup de sang".

Des gestes qui peuvent sauver des vies le temps que les secours arrivent.

"C'est pour ça qu'on est là! Ce n'est pas pour fuir! C'est pour, justement, pouvoir agir", explique Apolline.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve veut rapidement étendre ce type de formation à toute la France.

C. P. avec Barthélémy Bolo