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France-Allemagne: "Je suis à découvert mais j'ai des places"

La France affronte l'Allemagne au Stade Vélodrome de Marseille jeudi soir.

La France affronte l'Allemagne au Stade Vélodrome de Marseille jeudi soir. - Bertrand Langlois - AFP

TÉMOIGNAGES - Alors que la France s'apprête à affronter l'Allemagne ce jeudi en demi-finale de l'Euro, les supporters des deux équipes dépensent sans compter pour encourager leur équipe et assister au match.

France-Allemagne, l'affiche fait rêver les supporters prêts à tout et surtout à casser la tirelire pour pouvoir assister à la victoire de leur équipe. Pour Rémy, agent territorial à Marseille, il n'était pas question de manquer ce match. Ce supporter des bleus a acheté deux billets au marché noir pour lui et son fils. Montant de l'addition: 1.000 euros.

"On s'est dit, c'est les vacances ou c'est les places et on fera plus petit pour les vacances... voire pas de vacances du tout. Mais il faut aller voir ce match. Mon petit, je vais lui offrir des souvenirs en or", assure ce papa.

A 1.000 euros les souvenirs, Rémy doit toutefois assumer les conséquences de cette dépense qu'il n'avait pas prévue. Mais pour lui, les Bleus valent bien un compte bancaire dans le rouge. 

"On va essayer de faire avec, on fera avec! Avec le retrait que j'ai fait pour les places je suis à découvert. Ils vont gagner. Avec le prix que j'ai mis dedans, ils ne peuvent pas se louper", espère-t-il. 

100 euros économisés par mois

Côté allemand aussi on a laissé parler son coeur. Yann, jeune supporter de la Mannschaft avait anticipé et économisé pour voir les quarts, la demi et la finale. Un gros sacrifice pour ses amis.

"Ca nous fait 2.000 euros chacun, on a planifié ça sur 1 an et demi. On voulait absolument voir ces matches alors on a mis un peu de côté chaque mois, environ 100 euros. Du coup on allait moins au restaurant ou on faisait moins la fête", explique-t-il. 

A ce prix-là, chacun espère bien sûr la victoire finale mais sans garantie. Réponse à partir de 21 heures au Stade Vélodrome de Marseille. 

C. B avec Stéphane Burgatt