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François Fillon dénonce le "procès" fait à Claude Guéant

François Fillon a dénoncé mardi le "véritable procès" fait à Claude Guéant, dont des propos sur les musulmans sont à l'origine d'une nouvelle polémique. /Photo prise le 9 mars 2011/REUTERS/Charles Platiau

François Fillon a dénoncé mardi le "véritable procès" fait à Claude Guéant, dont des propos sur les musulmans sont à l'origine d'une nouvelle polémique. /Photo prise le 9 mars 2011/REUTERS/Charles Platiau - -

François Fillon a dénoncé mardi le "véritable procès" fait à Claude Guéant, dont des propos sur les musulmans sont à l'origine d'une nouvelle polémique.

Le ministre de l'Intérieur a déclaré lundi, en marge d'un déplacement à Nantes, que l'accroissement du nombre de musulmans en France et un certain nombre de comportements religieux, comme les prières dans les rues, posaient problème.

Une partie de la gauche s'est élevée contre ce qu'elle considère comme un nouveau dérapage et l'association SOS Racisme a annoncé son intention de porter plainte.

"C'est un véritable procès qui lui est fait. Ses phrases sont déformées et coupées. Chaque semaine il y a une phrase déformée, coupée", a affirmé François Fillon lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

"Il a tout mon soutien", a ajouté le Premier ministre, selon plusieurs participants.

Le député Eric Woerth, contraint de quitter le gouvernement en novembre dernier sous le coup de l'affaire Liliane Bettencourt, a pris la parole pour fustiger "les campagnes haineuses" des socialistes.

"Il y a eu moi, puis Michèle (Alliot-Marie), puis maintenant Claude (Guéant) et Christine (Lagarde). Ça suffit. Ça commence à bien faire, tous ces donneurs de leçons", a déclaré l'ancien ministre du Budget lors de la réunion.

Eric Woerth faisait référence à l'éviction de Michèle Alliot-Marie en février dernier, pour ses vacances controversées en Tunisie au moment du soulèvement populaire, et la récente mise en cause par neuf députés socialistes de la ministre de l'Economie Christine Lagarde dans le litige entre le Crédit lyonnais et Bernard Tapie.

Emile Picy, édité par Sophie Louet

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