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François Hollande modère les ambitions prêtées à Anne Lauvergeon

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PARIS (Reuters) - François Hollande exprime des réticences quant à l'éventuelle entrée de l'ancienne patronne d'Areva Anne Lauvergeon dans un...

PARIS (Reuters) - François Hollande exprime des réticences quant à l'éventuelle entrée de l'ancienne patronne d'Areva Anne Lauvergeon dans un gouvernement socialiste, possibilité évoquée en privé par des dirigeants du PS.

Agée de 52 ans, l'ancienne conseillère du président François Mitterrand, qui n'a pas été reconduite en juin 2011 à la tête d'Areva, vient de publier un livre où elle fustige certains points de la politique de Nicolas Sarkozy, notamment le projet de vendre une centrale nucléaire à la Libye de Mouammar Kadhafi.

"Tant que les Français ne se sont pas prononcés, je ne forme aucune équipe et Anne Lauvergeon, que je connais et apprécie, est d'abord une dirigeante d'entreprise", déclare François Hollande dans un entretien aux Echos.

"Je note que les personnalités issues de la société civile, aussi talentueuses soient-elles, ont eu souvent des difficultés pour accéder aux fonctions publiques", ajoute le candidat du PS à l'élection présidentielle.

Interrogée sur cette déclaration vendredi sur France Inter, Anne Lauvergeon a répondu: "Message envoyé, message reçu".

Dans un entretien à Reuters cette semaine, Michel Sapin, chargé du programme présidentiel du candidat socialiste, a estimé que la question du maintien à son poste d'Henri Proglio, PDG d'EDF, se poserait en cas de victoire le 6 mai.

Henri Proglio est le rival d'Anne Lauvergeon et c'est lui qu'elle désigne apparemment quand elle parle du "système" qui aurait été mis en place par le président sortant.

PASSE D'ARMES SARKOZY-LAUVERGEON

Anne Lauvergeon et Nicolas Sarkozy se sont vivement affrontés à distance sur ce sujet vendredi.

Au micro de France Inter, elle a justifié ses attaques. "Je me suis dit que je devais parler sur ce que j'avais vu, les dérives de l'Etat actionnaire (...) Ce que je reproche à Nicolas Sarkozy, c'est d'avoir laissé se mettre en place un système qui a défendu non pas les intérêts stratégiques de la France mais les intérêts privés", a-t-elle dit.

Sur i pour "gagner de l'argent".

Prié sur i

Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser

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