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François Hollande refuse de céder au zigzag idéologique

François Hollande s'est refusé mardi à "faire une politique en zigzag" pour satisfaire aux conditions posées par Arnaud Montebourg pour le second tour de la primaire d'investiture socialiste. /Photo prise le 9 octobre 2011/REUTERS/Gonzalo Fuenters

François Hollande s'est refusé mardi à "faire une politique en zigzag" pour satisfaire aux conditions posées par Arnaud Montebourg pour le second tour de la primaire d'investiture socialiste. /Photo prise le 9 octobre 2011/REUTERS/Gonzalo Fuenters - -

PARIS (Reuters) - François Hollande s'est refusé mardi à "faire une politique en zigzag" pour satisfaire aux conditions posées par Arnaud...

PARIS (Reuters) - François Hollande s'est refusé mardi à "faire une politique en zigzag" pour satisfaire aux conditions posées par Arnaud Montebourg pour le second tour de la primaire d'investiture socialiste.

Le député de Saône-et-Loire est arrivé en troisième position dimanche au premier tour de la primaire du PS avec quelque 17,2% des voix devant Martine Aubry (30,7%) et François Hollande (39,2%).

Arnaud Montebourg réserve son choix sur les deux prétendants, auxquels il doit adresser une lettre ouverte pour leur demander de s'engager sur ses propositions pour une "VIe République" - mise sous tutelle des banques, protectionnisme, réforme constitutionnelle...

"Je ne vais pas faire une politique en zigzag en fonction des personnes que je voudrais convaincre", a souligné sur France Info François Hollande, qui n'a jamais cité le nom d'Arnaud Montebourg.

"J'essaye de rester sur une cohérence, sur une constance, sans avoir besoin de changer mon propre discours", a-t-il ajouté.

"Je ne courrai pas pour faire toutes les chansons à tous ceux qui demandent un peu plus et qui ont des urgences. Vous avez vu l'état des finances publiques, de la dette? Je ne peux pas promettre ce que je n'ai pas", a poursuivi le député de Corrèze.

"Je recherche le rassemblement le plus large sans rien perdre de la ligne directrice qui est la mienne, de ma cohérence", a-t-il plaidé.

Le rival de Martine Aubry, qui l'accuse implicitement d'incarner une "gauche molle", a répliqué sur un ton inhabituellement offensif.

"Je ne me ferai donner aucune leçon, de qui que ce soit, sur ma position, sur ma constance, sur ma cohérence et sur mon sens du rassemblement", a-t-il lancé.

"J'ai dirigé pendant 11 ans le Parti socialiste, je ne l'ai jamais fait dévier. Je n'ai jamais fait d'alliance avec le Centre, je n'ai jamais été comme une espèce de mouche qui va autour des pots de confiture pour savoir laquelle elle est la plus offrante", a-t-il expliqué.

Une allusion voilée à l'alliance que Martine Aubry avait scellée avec le Mouvement Démocrate du centriste François Bayrou lors des élections municipales de 2008.

"J'ai toujours été dans une cohérence, je n'en changerai pas. Je n'accepterai pas quelque procès que ce soit", a dit François Hollande.

Sophie Louet

REUTERS