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Franz-Olivier Giesbert: "Copé ne démissionnera pas, ce n’est pas De Gaulle"

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Jean-Jacques Bourdin recevait ce lundi matin Franz-Olivier Giesbert. L'ancien patron du Point est revenu sur la polémique de favoritisme entourant Jean-François Copé.

Jean-François Copé a été accusé cette semaine par Le Point d'avoir favorisé une société amie avec l'argent du parti. Le président de l'UMP a annoncé dimanche l'annulation de sa participation à l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC lundi matin. Franz-Olivier Giesbert, l'un des patrons du Point, le remplace et commente largement cette affaire.

Sur l'affaire Copé

"Copé est affolé, on le voit bien depuis le début", a estimé Franz-Olivier Giesbert. "Il pourrait parler des faits mais non, il ne dit rien. Il m'accuse de complot, alors que ce sont deux journalistes du Point complètement automomes qui ont fait leur boulot."

"S'il était innocent il n'aurait pas réagi comme ça, en m'accusant
Après on s'étonne de voir grimper le FN. Le problème de Copé est qu'il est tricheur et clanique. Moi je suis pour l'alternance, la France a besoin d'une droite solide". Avant de tacler: "Je ne m'attends pas à une démission, ce n'est pas De Gaulle. Alors qu'il pourrait y retrouver une certain avantage, une certaine popularité".

"Ce genre d'attitude déshonore la politique"

Interrogé sur l'affaire des ventes de biens immobiliers de l'Etat, l'ancien patron du Point s'est montré très critique envers le président de l'UMP. "C’est impossible que Copé ne sache pas", martèle-t-il. "Cette façon d’asséner des mensonges est une manière de faire de la politique que je ne supporte pas. Ce genre d’attitude déshonore la politique."

Sur le remaniement

Les rumeurs persistantes de remaniement sont-elles justifiées? "Il est temps", a estimé Franz-Olivier Giesbert, car "ce gouvernement ne fonctionne pas du tout. Personne ne ressort. Il y a un problème".

Pronostiqué à intervalles réguliers par la presse ou des ministres et députés sous couvert de l'anonymat, un remaniement pourrait être mené à l'issue des municipales des 23 et 30 mars, avant que le gouvernement n'engage au printemps sa responsabilité devant le Parlement sur le pacte proposé par François Hollande aux entreprises.

La rédaction