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"Gilets jaunes": "Il ne faut surtout pas augmenter le Smic" plaide un chef d'entreprise sur RMC

Alors que les annonces d'Emmanuel Macron sont attendues à 20h lundi soir, Emmanuel, un chef d'entreprise et auditeur de RMC, a livré ses recommandations à Jean-Jacques Bourdin.

Un petit patron en colère. Emmanuel, auditeur de RTL, est un "gilet jaune".

Interrogé en direct sur l'antenne par Jean-Jacques Bourdin, cet artisan de Châlon-sur-Saône a expliqué qu'il n'allait pas regarder les annonces d'Emmanuel Macron, qui doit "s'adresser à la Nation" ce lundi à 20h. 

Mais alors qu'attend-il du gouvernement pour sortir de la crise? "Première chose, il ne faut surtout pas augmenter le Smic", lâche-t-il.

"C'est malheureux pour les bas salaires, mais le Smic impacte directement les entreprises au niveau des charges. Vous augmentez le Smic, vous augmentez les charges".

Dimanche, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud avait précisé que le gouvernement n'allait pas annoncer de "coup de pouce" supplémentaire au Smic, au-delà de la hausse de 1,8% attendue en janvier, car une telle mesure "détruit des emplois. "Il y a plein d'artisans et de commerçants qui vont mettre la clef sous la porte, ou alors ils vont augmenter les prix et personne ne pourra se payer le service", a fait valoir Mme Pénicaud. 

Si "la mesure générale détruit de l'emploi", "la mesure ciblée peut permettre de garder l'équilibre entre créer de la compétitivité et de l'emploi, et augmenter les salaires", a-t-elle insisté. .

"Vous imaginez l'envie de bosser?"

Sur RMC, Emmanuel poursuit alors: "Il faut se poser la question pourquoi les entrepreneurs français sont moins compétitifs que des entrepreneurs polonais, tchèques ou roumains. Je suis en concurrence avec des gens qui ont trois fois moins de charges que moi. Si vous voulez faire augmenter les salaires, vous coupez en deux les charges salariales". 

Emmanuel s'emporte: "Les propositions sont à trouver au niveau de la haute fonction publique. Moi, petite entreprise, je ne fais aujourd'hui qu'un point de marge. C'est à dire que pour 200.000 euros de chiffres d'affaires en une année, il ne me reste rien. Vous imaginez l'envie de bosser..." ironise le chef d'entreprise.