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Giovanna Valls: "Ce qui m’a sauvée, c’est d’abord moi-même"

Giovanna Valls, ce mardi, sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin.

Giovanna Valls, ce mardi, sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin. - RMC

TEMOIGNAGE - Dans Accrochée à la vie, la soeur de Manuel Valls raconte son long combat contre la drogue. Invitée de Jean-Jacques Bourdin sur RMC ce mardi,Giovanna Valls confie comment elle a l'a remporté, à l’âge de 40 ans, lorsqu’elle a pris "la décision de s’en sortir".

Un carré brun et la force de celles qui en ont bavé. Giovanna Valls était invitée sur RMC, ce mardi, pour parler de son livre Accrochée à la vie, paru aux éditions JC Lattès. Un livre qui raconte son long combat pour sortir de l’enfer de l’addiction à l’héroïne.

La sœur de Manuel Valls a connu un destin bien différent de son frère. Un jour vide, une rupture amoureuse, "je suis une proie facile", confie-t-elle. C’est à ce moment-là qu’elle rencontre l’héroïne. Giovanna a 17 ans, elle vit à Paris, où elle née. "C’est classique. J’ai eu du mal à surmonter cette histoire qui m’a beaucoup blessée."

Hommage à ses parents

Puis elle quitte Paris et part vivre à Barcelone. "Je décroche et je tiens une dizaine d’années", poursuit-elle, mais elle rechute au bout de dix ans. Et c’est très violent. "Je me shoote à l’héroïne", précise-t-elle.

Alors commence la vie de toxicomane, les petits larcins pour se procurer sa dose, la prison et la maladie - l’hépatite B et le sida. "Il me faut 12 à 14 doses par jour pour pouvoir subsister à ce manque terrible de l’héroïne, raconte-t-elle. Et je me shoote au speedball (héroïne, cocaïne) pour tenir le coup".

Son combat, Giovanna Valls l’a remporté à l’âge de 40 ans. Dans son livre, elle rend hommage à ses parents, à ses médecins et à ses amis. "Les vrais amis, c’est ceux que j’ai retrouvés après la drogue, et qui ont toujours été là."

Prendre "la décision de s'en sortir"

"Ce qui m’a sauvée, c’est d’avoir des parents compréhensifs qui tenaient à sauver leur fille", témoigne-t-elle. "D’avoir cette mère qui a toujours lutté à mes côtés. Ce père, qui était quand même âgé et qui en 2004 vient me voir en prison pour me dédicacer ses mémoires. Mon frère et sa famille, qui viennent me voir en 2003/2004 et me voient dans cet état, à 35 kg."

Mais surtout, ce qui l’a sauvée, insiste-t-elle, c’est d’abord elle-même. "Parce que c’est à partir du moment où l’on prend la décision de s’en sortir" que le combat est gagné.

C. P.