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Grève dans les écoles: "Nous sommes payés 16% de moins que la moyenne européenne"

Invité de Jean-Jacques Bourdin ce mardi sur RMC, Jérôme Lambert, secrétaire départemental du syndicat SNUipp-FSU et instituteur, a détaillé les raisons pour lesquelles les enseignants sont en grève.

Un tiers des enseignants du primaire selon leur principal syndicat, pas plus de 13% selon le ministère, sont en grève ce mardi pour réclamer des hausses de salaire tandis que les profs du second degré entendent protester contre la réforme du collège. Plus précisément, "après cinq années d'études et 15 ans d'exercice je gagne 2.000 euros net par mois", assure sur RMC Jérôme Lambert, instituteur et secrétaire départemental du syndicat SNUipp-FSU.

"C'est pourquoi, l'augmentation des salaires est la principale revendication: la revalorisation et le dégel du point d'indice qui sert à calculer le salaire de base des fonctionnaires mais est gelé depuis cinq ans, poursuit-il dans Bourdin Direct. Nos salaires sont bloqués depuis cinq ans et même baissent depuis quatre en raison de l'augmentation des cotisations-retraite".

"Justice et égalité"

Alors que la semaine dernière sur RMC et BFMTV, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, a donné rendez-vous en février pour débuter les négociations, Jérôme Lambert détaille ce mardi les requêtes des enseignants: "On demande, comme tous les fonctionnaires, le dégel du point d'indice, le rattrapage du pouvoir d'achat que nous avons perdu et une revalorisation, pour les enseignants du premier degré, de la prime annuelle de suivi des élèves. Actuellement, elle est de 400 euros, et pour des raisons de justice et d'égalité qu'elle soit la même que les enseignants du second degré, à savoir 1.200 euros par an".

"Clairement les enseignants du premier degré (primaire) sont moins considérés", déplore encore cet instituteur. Et de rappeler enfin que "les enseignants français sont moins bien payés que nos voisins européens: 16% de moins que la moyenne européenne après 15 ans de carrière. C'est environ 400 euros de moins que nos collègues alors même que, et contrairement à ce que l'on peut entendre, on travaille plus dans les écoles françaises que dans les écoles européennes".