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Hervé Morin et Jean Arthuis lancent la Confédération centriste

Hervé Morin, président du Nouveau Centre, et Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste, ont lancé jeudi la Confédération centriste, première étape dans la reconstruction de cette mouvance. /Photo prise le 15 novembre 2010/REUTERS/Charles Platiau

Hervé Morin, président du Nouveau Centre, et Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste, ont lancé jeudi la Confédération centriste, première étape dans la reconstruction de cette mouvance. /Photo prise le 15 novembre 2010/REUTERS/Charles Platiau - -

PARIS (Reuters) - Hervé Morin, président du Nouveau Centre, et Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste, ont lancé jeudi la Confédération...

PARIS (Reuters) - Hervé Morin, président du Nouveau Centre, et Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste, ont lancé jeudi la Confédération centriste, première étape dans la reconstruction de cette mouvance.

Depuis le remaniement gouvernemental du 14 novembre qui a vu le départ de plusieurs ministre centristes, comme Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, ou Hervé Morin, la famille centriste tente de se regrouper face à l'UMP.

"Cette confédération est la première brique de la maison que nous voulons construire", a dit lors d'une conférence de presse l'ancien ministre de la Défense redevenu simple député.

"Ce que nous voulons faire n'est absolument pas exclusif des autres formations politiques qui portent les mêmes valeurs et nous aspirons à ce que d'autres viennent nous rejoindre", a poursuivi Hervé Morin, qui envisage de se présenter à l'élection présidentielle de 2012.

Le président du Nouveau Centre a souligné que l'autonomie des deux formations serait préservée dans la confédération.

"On y discutera projet politique et on pourra y aborder les questions d'investiture mais elle ne remettra pas en cause l'autonomie et la stratégie que pourrait avoir chaque parti politique", a-t-il ajouté.

Pour Jean Arthuis, cette confédération est "le début de la cristallisation du rassemblement centriste que nous appelons de nos voeux", l'expression politique de cette famille politique étant devenue selon lui "inaudible" du fait de ses divisions.

Pour le sénateur centriste et président de la commission des Finances de la haute assemblée, "le pire serait de continuer à rester isolés les uns des autres et à appeler sans cesse au rassemblement".

Le Parti radical que préside Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l'Ecologie, doit se réunir le 16 mai pour décider s'il quitte ou non l'UMP.

"Si tout va bien, la confédération s'agrandira dès le 16 mai", a dit Jean Arthuis, qui est réputé pour entretenir de bonnes relations avec tous les autres dirigeants centristes dont François Bayrou, le président du MoDem.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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