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Hommage au Père Hamel: le prêtre assassiné pourrait devenir un Saint

Le père Jacques Hamel pourrait ainsi devenir "Saint", pour avoir sa place dans le calendrier (au même titre que Saint-Matthieu, Saint-Pierre...) et pourra être invoqué dans la liturgie catholique.

Deux ans après l'assassinat du père Jacques Hamel, une cérémonie se tient en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

Le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel est victime d'un attentat terroriste dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, assassiné au couteau par 2 terroristes se revendiquant de Daesh.

Pour cette matinée de commémoration, la préfète de Seine-Maritime, Fabienne Buccio et la ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourrault, seront notamment présentes.

Une procédure de béatification en cours

Lancée le 20 mai 2017, la phase diocésaine du procès en béatification du père Jacques Hamel devrait se terminer dans les premiers mois de 2019. 

Paul Vigouroux est curé de paroisse en Seine-Maritime, c'est lui est chargé de mener cette enquête pour le diocèse. Il explique pourquoi béatifier le père Jacques Hamel est nécessaire:

"Il a dit au moment où les terroristes sont entrés 'Va-t-en Satan'. Autant de petites choses qui prouvent qu'il n'a pas accusé ses assassins mais qu'il a regardé le diable qui agit dans le coeur des hommes donc ce processus de béatification c'est aussi pour dire que la mort, le drame et l'assassinat n'est pas la fin de l'histoire. Il a essayé d'aimer et c'est peut-être le message qu'on veut faire passer. C'est que quoi que ce soit nos drames, nos malheurs, nos misères, l'amour doit être plus grand et plus fort que tout". 

"Ses derniers mots étaient pour la paix dans le monde"

En moins de deux ans, des dizaines de témoins de la vie du prêtre assassiné ont été entendus et une grande enquête pour retracer ses potentiels écrits a été menée.

Une fois l'enquête bouclée au niveau du diocèse, les documents seront mis sous scellés puis envoyés au Vatican. Où le procès en béatification s'ouvrira.

La sœur du prêtre, Roselyne, espère de tout son cœur que son frère obtiendra cette reconnaissance de l’Eglise:

"Ça ne peut être autrement. Au nom de la foi, refuser, à 86 ans, de s'agenouiller pour subir cette fin de vie en pleine messe au pied de son hôtel. La béatification, il ne pourrait en être autrement. Ses derniers mots étaient pour la paix du monde. Le monde à tant besoin d'espérance. C'est un Saint homme. Je pense que ses paroles ont raisonné très loin". 
B.M avec Bourdin Direct