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Hyper Cacher: une plaque à la mémoire de Yohan, 20 ans, tué par Amedy Coulibaly

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La ville de Sarcelles a rendu hommage ce dimanche à Yohan Cohen, jeune juif de 20 ans tué en janvier dans la prise d'otages de l'Hyper Cacher. Une stèle et une plaque ont été inaugurées en présence de la famille de Yohan, du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et du maire PS François Pupponi.

Alors que Paris pleure encore les morts des attaques du 13 novembre, Bernard Cazeneuve s'est rendu ce dimanche à Sarcelles (Val d’Oise) pour rendre hommage à Yohan Cohen. Ce jeune homme fait partie des quatre victimes mortes le 9 janvier dernier lors de la prise d'otages de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes par Amedy Coulibaly.

Yohan Cohen, 20 ans, était employé du magasin pris pour cible par le terroriste. Il est mort en tentant d'arracher son arme à Amedy Coulibaly, au tout début de l'attaque.

Rose, sa grand-mère, n'arrive pas à faire son deuil: "Depuis que j'ai perdu mon petit-fils plus personne ne compte. Je suis accablée comme au premier jour. Je ne sors jamais. Yohan était toujours chez moi avec ses parents et sa sœur, aujourd'hui cette grande maison est vide".

"C'est une mort gratuite"

Chaque matin au réveil elle repense à ce jour du 9 janvier 2015: "Il avait 20 ans, il a essayé de repousser tous les clients dans la boutique pour les mettre à l'abri et c'est lui qui a tout pris. C'est une mort gratuite. C'est affreux".

Le maire de Sarcelles François Pupponi tenait particulièrement à cet hommage: "Il n'était pas question de renoncer à cette cérémonie parce que d'autres terroristes ont semé la mort et l'horreur dans les rues de Paris et Saint Denis".

"Il aimait la vie et faisait le bonheur des siens", peut-on notamment lire sur la stèle dévoilée à la mémoire de ce jeune homme originaire de cette ville de la banlieue parisienne, employé de l'Hyper Cacher tombé sous les balles du jihadiste Amedy Coulibaly le 9 janvier.

Devant des centaines de personnes, dont les parents et la soeur de Yohan, le député-maire socialiste, François Pupponi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, ont également dévoilé la plaque d'une place du centre-ville désormais baptisée Yohan Cohen.

"Il est mort en héros"

"Il est mort en héros en protégeant ceux qu'il pouvait dans le magasin", a salué François Pupponi. "Nous lui devons ce combat pour la mémoire des victimes du terrorisme. Yohan est mort car il était juif et Français", a-t-il poursuivi dans cette ville où vit une importante communauté juive.

Rappelant que "l'antisémitisme est un crime", le ministre a quant à lui réaffirmé la volonté du gouvernement "de traquer tous les auteurs et de prévenir les attaques", des mots en résonance avec les mesures prises dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats du 13 novembre.