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Il n'y a jamais eu autant de femmes chez les pompiers

L'année dernière, les femmes représentaient 14% des sapeurs-pompiers contre seulement 6% en 2003.

L'année dernière, les femmes représentaient 14% des sapeurs-pompiers contre seulement 6% en 2003. - AFP

Après plusieurs années de baisse, le nombre de pompiers volontaires est reparti à la hausse l'an dernier. Parmi les causes de ce regain, l'attrait des femmes pour une profession jusque-là quasi exclusivement masculine. RMC a rencontré Claire, 18 ans, qui vient de s'engager comme pompier volontaire.

Après des années de baisse des effectifs, les sapeurs-pompiers volontaires ont vu leur nombre augmenter d’un millier en 2014 (+ 1.028, précisément). Les volontaires représentent aujourd’hui près de 80% du corps des sapeurs-pompiers (79%) qui ne comptent donc que 20% de professionnels. En 2012, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, avait pris 25 mesures pour relancer les vocations.

Parmi ses mesures pour relancer les vocations, une campagne de communication en direction des jeunes actifs et… des femmes. La féminisation de la profession, c’est aussi l’une raison de cette remontée des effectifs. L'année dernière, les femmes représentaient 14% des sapeurs-pompiers contre seulement 6% en 2003.

"Je n'attends qu'une chose: que mon bip sonne pour partir"

RMC a rencontré une de ces jeunes femmes sapeur-pompier qui vient de s’engager, à la caserne des Pennes-Mirabeau, près de Marseille. Depuis deux mois, Claire, 18 ans, est lycéenne le jour et sapeur-pompier volontaire 3 nuits par semaine. "Je finis mes cours à 17h, et après à 19h30 je suis de garde la nuit. Je termine ma garde à 7h30 pour reprendre les cours à 8h". Un rythme de vie éprouvant, mais "on s'habitue", jure la jeune femme, particulièrement enthousiaste sur ces nouvelles fonctions. "Je suis trop contente d'aller à la garde le soir, c'est comme si c'était noël, j'attends ça toute la journée. Je n'attends qu'une chose c'est que mon bip sonne pour partir".

"Les mêmes fonctions et les mêmes actions"

Les femmes se sont fait petit à petit fait une place chez les sapeurs-pompiers, sans pour autant avoir bénéficié du moindre traitement de faveur, comme l’explique le capitaine Arnaud Cambe, chef du centre de secours des Pennes-Mirabeau. Seule petite concession : "Tout est fait pour qu'elles soient bien reçues dans le centre de secours, avec des vestiaires à part, des chambres personnelles". Pour le reste, "on ne fait pas la différence entre une femme et un homme, assure le capitaine. Elles doivent accéder aux mêmes fonctions et faire les mêmes actions. On se rend compte que sur certaines situations particulières, notamment quand on s'occupe des femmes, c'est bien d'avoir du personnel féminin dans les ambulances".

Philippe Gril avec Lionel Dian