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Ils accumulent des détritus chez eux: "Le nombre de signalements explose à Paris"

Ian Brossat, adjoint (PCF) à la mairie de Paris, en charge du logement et de l’hébergement d’urgence, ce jeudi sur RMC et RMC Découverte.

Ian Brossat, adjoint (PCF) à la mairie de Paris, en charge du logement et de l’hébergement d’urgence, ce jeudi sur RMC et RMC Découverte. - RMC Découverte.

Ils sont incapables de jeter et entassent chez eux des montagnes de détritus. C'est ce que l'on appelle le "syndrome de Diogène", qui touche toutes les catégories sociales et toutes les classes d'âge. Le nombre de signalement pour des personnes atteintes de ce syndrome a explosé au cours de ces dix années dernières années à Paris.

C'est un problème qui préoccupe la mairie de Paris. Depuis une dizaine d'années, la ville est confrontée à l'explosion des signalements de personnes victimes du syndrome de Diogène. "Il y en avait une vingtaine il y a dix ans, et en 2015 il y en a eu 168, soit une multiplication par huit au cours des dix dernières années, ce qui est considérable et préoccupant", explique ce jeudi sur RMC Ian Brossat, adjoint (PCF) à la mairie de Paris, en charge du logement et de l’hébergement d’urgence.

"Considérable et préoccupant"

Ce sont souvent les voisins qui signalent ce problème aux autorités, en raison des nuisances provoquées par l'accumulation de ces immondices : odeurs, prolifération d'insectes, fuites d'eau… "Nous sommes souvent appelés par des voisins, des amis ou des bailleurs".

"Ce problème cause des nuisances au voisinage, mais est aussi dangereux puisque parfois nous avons des parquets fragilisés, des risques d'incendie ou d'explosions", alarme Ian Brossat.

"Dès qu'il y a un signalement nous avons un inspecteur de salubrité qui se rend sur place. Si la personne le laisse entrer nous pouvons faire le tri avec elle. Si elle refuse, il peut y avoir un arrêté préfectoral pour pouvoir entrer au domicile avec un huissier et les services de police, mais c'est plus compliqué". Dès lors, des travaux vont être effectués d'office, à la charge du propriétaire.

P. G. avec JJ. Bourdin