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Filmé sans le savoir et présenté comme un terroriste dans un film, un Niçois porte plainte contre Netflix

Un Niçois de 22 ans a porté plainte contre Netflix pour "provocation publique à la discrimination" et "atteinte au droit à l'image". Car il a été filmé à son insu et apparait dans le film "Sentinelle", où il est décrit par la voix off comme un "jeune barbu" et assimilé à un suspect potentiel d’une attaque terroriste.

C’est une histoire rocambolesque. Rami Sahli, un jeune Niçois de 22 ans, a attaqué la plateforme de streaming Netflix pour s'être retrouvé sans son consentement dans le film Sentinelle, sorti en mars dernier.

Il apparait lors d'une scène dans le viseur d'un fusil d'assaut, décrit comme un terroriste, car désigné comme un "jeune barbu" et suspect potentiel d'une attaque terroriste. En réalité, Rami Sahli ne faisait que rencontrer un ami dans la rue à Nice au moment où a été tournée la scène, le 2 décembre 2019. On le voit également dans la bande-annonce du film.

"Ils se sont contentés de supprimer la voix off"

Son avocat, Me Jean-Pascal Padovani, a alors porté plainte pour "provocation publique à la discrimination et à la haine raciale" et à également attaqué Netflix pour "atteinte au droit à l'image".

"On a écrit à Netflix pour avoir des explications. Ils ont botté en touche. Ils ont osé me renvoyer dans les cordes, en disant qu’ils n’avaient rien à se reprocher. Ils se sont contentés de supprimer la voix off mais ils continuent d’exploiter le film comme si de rien n’était", raconte Jean-Pascal Padovani à RMC.

"Monsieur Saadi est diffusé jusqu’aux Etats-Unis", a-t-il également ajouté.

Le film Sentinelle, réalisé par Julien Leclercq, raconte l’histoire de Klara, interprète dans l'armée française et de retour à Nice après une expérience en Syrie.

LL