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"C'est un carnage": le régime syrien poursuit son offensive sur la Ghouta orientale

Depuis début février, les bombardements du régime syrien sur La Ghouta ont fait 450 morts au moins parmi les civils et des centaines de blessés. Malgré les appels de la communauté internationale. RMC a réussi à joindre un Casque blanc, sur place.

"Nous allons vers un cataclysme humanitaire" en Syrie dans la région de La Ghouta. Les mots de Jean-Yves Le Drian devant l'Assemblée Nationale, mardi. Pour le ministre des Affaires Etrangères, "le pire est devant nous" et parle "d'une urgence absolue". 

Depuis dimanche, la région de la Ghouta orientale, située aux portes de Damas, est massivement bombardée par le régime de Bachar al-Assad, qui semble déterminer à reprendre cette enclave de 200 km2 tenue par des rebelles depuis 2012. 300.000 habitants y vivent encore. Au moins 200 civils ont été tués depuis dimanche, dont une soixantaine d'enfants.

"21 barils d'explosifs!"

Sur place, les images et les témoignages qui nous parviennent présentent des immeubles éventrés, des corps sortis des décombres, des enfants le visage ensanglantés. Ammar Al Salma est membre des Casques blancs, les derniers secouristes encore sur place: "21 barils d'explosifs ont été largués sur la Ghouta ces derniers jours. 77 frappes aériennes! C'est un carnage. Ce n'est pas une guerre c'est un carnage 

L'ONU réclame l'arrêt immédiat des frappes aériennes: plusieurs hôpitaux ont été pris pour cible, trois d'entre eux ne peuvent plus fonctionner. Les ONG appellent la communauté internationale a réagir et notamment la France, comme Mahomed Katoub, médecin pour l'Association syrienne des médecins américains:

"Nous espérons que la France joue un rôle de leader pour améliorer la situation humanitaire en Syrie. Cela pousserait les coupables à réfléchir à deux fois avant d'attaquer un hôpital ou d'utiliser des armes chimiques".

Si la Ghouta a été encore bombardé ces dernières heures, c'est dans le cadre d'un violente offensive aérienne massive pour préparer, au sol, l'entrée dans la zone des troupes de Bachar al-Assad, décidées à reprendre la zone aux rebelles.

Céline Martelet et X.A