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Civils tués à Boutcha: Emmanuel Macron veut de nouvelles sanctions contre la Russie

Emmanuel Macron a annoncé qu'il allait envisager de nouvelles sanctions contre la Russie après la découverte de centaine de corps de civils ukrainiens tués dans la région de Kiev, au sein de territoires récemment repris à l'armée russe.

Le président de la République, Emmanuel Macron, veut de nouvelles sanctions contre la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine, après la découverte de centaines de corps de civils ukrainiens à Boutcha près de Kiev, récemment reprise aux troupes russes.

"Ce qui s'est passé à Boutcha impose un nouveau train de sanctions et des mesures très claires", a lancé Emmanuel Macron ce lundi sur France Inter. "Nous allons nous coordonner avec nos partenaires européens, en particulier l'Allemagne dans les prochains jours", a-t-il ajouté, évoquant des sanctions individuelles et des mesures sur "le charbon et le pétrole".

Dimanche, Emmanuel Macron avait évoqué sur Twitter des images "insoutenables", attribuant de facto les massacres de civils à Boutcha à l'armée russe: "Les images qui nous parviennent de Boutcha, ville libérée près de Kiev, sont insoutenables. Dans les rues, des centaines de civils lâchement assassinés. Ma compassion pour les victimes, ma solidarité avec les Ukrainiens. Les autorités russes devront répondre de ces crimes", avait-il lancé.

La Russie parle de provocation et accuse "les radicaux ukrainiens"

"Il y a des indices aujourd'hui très clairs de crimes de guerre, il est à peu près établi que c'est l'armée russe", a répété ce lundi Emmanuel Macron. "La justice internationale doit passer. Celles et ceux qui ont été à l'origine de ces crimes devront en répondre" car "il n'y aura pas de paix sans justice", a-t-il ajouté.

Selon Iryna Venediktova, la procureure générale d'Ukraine, 410 corps de civils auraient été retrouvés autour de Kiev au sein de territoires récemment repris par l'armée ukrainienne aux troupes russes.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui fustigé les "meurtriers, tortionnaires, violeurs et pilleurs" russes évoquant un "génocide". Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a aussi évoqué un possible "génocide" et demandé la comparution des coupables "devant la Cour pénale internationale". Le Premier ministre polonais aussi a parlé de "génocide" et demandé la création d'une commission d'enquête internationale.

Dans la foulée, Moscou a démenti toute exaction de son fait et annoncé une enquête sur une "provocation", visant à "discréditer" les forces russes en Ukraine. De leur côté, les autorités russes ont demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU mais pour statuer sur les "provocations haineuses" commises selon elles par "des radicaux ukrainiens".

G.D. avec AFP