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Colis explosifs aux Etats-Unis: "Toutes les têtes de turcs préférées de Trump sont visées"

Colis explosifs aux Etats-Unis: "Toutes les têtes de turcs préférées de Trump sont visées"

Colis explosifs aux Etats-Unis: "Toutes les têtes de turcs préférées de Trump sont visées" - RMC

Clinton, Obama, CNN: en quelques heures, mercredi, six alertes au colis suspect se sont succédé, de New York à la Floride en passant par Washington, sans compter une fausse alerte en Californie, créant un climat de psychose aux Etats-Unis.

Une vague de colis piégés, adressés à des figures anti-Trump, a semé la panique aux Etats-Unis ce mercredi. Ces colis contenaient des engins explosifs, dont l'envoi n'a pas été revendiqué. Parmi les cibles, la chaîne de télévision américaine, CNN, Hillary Clinton ou Barack Obama. 

C'est depuis la Floride qu'Hilary Clinton, en direct sur les télévisions américaines, a réagi, émue, à l'interception par la police d'un colis suspect qui lui était destiné:

"Beaucoup d'entre vous et d'autres dans tout le pays ont tenu à prendre de mes nouvelles et des nouvelles de ma famille. Et je vous en remercie. Nous allons bien. Mais c'est une période perturbante n'est-ce-pas? Une période de divisions profondes et nous devons faire tout ce que nous pouvons pour nous rassembler"

"Une étrange coïncidence"

Comme l'adversaire de Donald Trump lors de l'élection présidentielle, Barack Obama était visé par un colis suspect. A l'intérieur, "des engins explosifs potentiels" qui leur étaient destinés. Sans finalement parvenir à leur destinataire. Les bureaux new-yorkais de la chaîne de télévision américaine CNN ont aussi dû être évacués en plein direct à cause d'un troisième colis suspect.

Autant de cibles très particulières: les destinataires sont "tous des ennemis jurés de Donald Trump" souligne Corentin Sellin, spécialiste des Etats-Unis. 

"On ne connaît pas l'auteur, on ne sait pas ses intentions. Mais la seule chose que l'on peut dire est que toutes les personnes visées sont toutes les têtes de turcs préférées de Trump. Ce sont tous ceux qu'il a insulté comme Hillary Clinton ou l'ancien ministre de la Justice, véritable bête noire de Trump. C'est une étrange coïncidence que tous les ennemis jurés du président soient visés".

Alors que le vice-Président des Etats-Unis Mike Pence a annoncé l'ouverture d'une enquête et a assuré que toutes les ressources du FBI et du service de protection des anciens présidents" étaient déployés pour que "les responsables soient traduits en justice", de son côté, Donald Trump, une fois n'est pas coutume, a demandé que cesse toute forme de "violence politique", tout en soulignant la "responsabilité" des médias dans la détérioration du climat actuel.

Les chefs démocrates au Congrès Américains lui ont répliqué que, de façon répétée, c'est le chef de l'Etat qui cautionne la violence physique et divise les Américains.

Benoît Ballet & XA