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Comment sont accueillis les Afghans rapatriés en France

Comment sont accueillis les Afghans rapatriés en France

Comment sont accueillis les Afghans rapatriés en France - RMC

En France, depuis le 17 août, 2600 Afghans menacés ont été accueillis. Depuis, nombre d'entre eux sont accueillis dans des hôtels, dans des hébergements d'urgence le temps de respecter une période d'isolement en raison du Covid-19.

Les 4 murs d'une chambre d'hôtel près de la gare de l'Est c'est tout ce que Roya, 16 ans, connaît de Paris depuis son arrivée il y a une semaine par un vol affrété par la France au départ de l'aéroport de Kaboul: "La chambre est très confortable. Je me sens en sécurité mais je suis très déprimée et désespérée pour ma famille toujours en Afghanistan".

Elle n'est partie qu'avec l'un de ses frères et n'a aucune perspective pour les semaines à venir: "Rien n'est très clair pour nous pour l'instant, mais j'aimerais beaucoup intégrer un cursus en France".

En France, depuis le 17 août, 2600 Afghans menacés ont été accueillis. Des évacuations rendues possible grâce à une quinzaine de vols. Depuis, nombre d'entre eux sont accueillis dans des hôtels, dans des hébergements d'urgence le temps de respecter une période d'isolement en raison du Covid-19. D'autres sont déjà accueillis dans certaines communes en France. Tous et toutes connaissent un nouveau départ, dans le flou le plus total.

>> A LIRE AUSSI - 2700 personnes évacuées d'Afghanistan vers la France: "Il faut accueillir les réfugiés en étant lucide et sans être naïf", assure Marlène Schiappa sur RMC

"On a perdu tout ce qu'on avait"

Arrivée quelques jours plus tôt, Zainab 29 ans est hébergée chez une amie en Normandie. Cette assistante de gestion a toujours la boule au ventre en pensant à son pays: "Qu'est ce qu'il arrivera à toutes ces petites filles qui n'auront plus le droit de rire, d'avoir un avenir, d'être éduquées, de travailler?", s'interroge-t-elle au micro de RMC.

Malgré ses angoisses, elle se dit chanceuse de pouvoir tout recommencer loin des talibans. "On a perdu tout ce qu'on avait, on a perdu notre travail, nos appartements, maintenant je n'ai plus qu'un sac à dos. C'est vraiment un nouveau départ, très douloureux, mais on n'a pas le choix. Il faut débuter une nouvelle vie". Désormais, la priorité pour les associations qui leur viennent en aide, c'est d'accompagner ces Afghans dans leur régularisation.

>> A LIRE AUSSI - Afghanistan: les États-Unis mettent officiellement fin à la plus longue guerre de leur histoire

Les 4 murs d'une chambre d'hôtel près de la gare de l'est c'est tout ce que Roya, 16 ans, connaît de Paris depuis son arrivée il y a une semaine par un vol affrété par la France au départ de l'aéroport de Kaboul: "La chambre est très confortable. Je me sens en sécurité mais je suis très déprimée et désespérée pour ma famille toujours en Afghanistan".

Elle n'est partie qu'avec l'un de ses frères et n'a aucune perspective pour les semaines à venir: "Rien n'est très clair pour nous pour l'instant, mais j'aimerais beaucoup intégrer un cursus en France".

En France, depuis le 17 aout, 2600 Afghans menacés ont été accueillis. Des évacuations rendues possible grâce à une quinzaine de vols. Depuis, nombre d'entre eux sont accueillis dans des hôtels, dans des hébergements d'urgence le temps de respecter une période d'isolement en raison du Covid-19. D'autres sont déjà accueillis dans certaines communes en France. Tous et toutes connaissent un nouveau départ, dans le flou le plus total.

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"On a perdu tout ce qu'on avait"

Arrivée quelques jours plus tôt, Zainab 29 ans est hébergée chez une amie en Normandie. Cette assistante de gestion a toujours la boule au ventre en pensant à son pays: "Qu'est ce qu'il arrivera à toutes ces petites filles qui n'auront plus le droit de rire, d'avoir un avenir, d'être éduquées, de travailler?", s'interroge-t-elle au micro de RMC.

Malgré ses angoisses, elle se dit chanceuse de pouvoir tout recommencer loin des talibans. "On a perdu tout ce qu'on avait, on a perdu notre travail, nos appartements maintenant je n'ai plus qu'un sac à dos. C'est vraiment un nouveau départ, très douloureux, mais on n'a pas le choix. Il faut débuter une nouvelle vie". Désormais, la priorité pour les associations qui leur viennent en aide, c'est d'accompagner ces afghans dans leur régularisation.

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Mahauld Becker-Granier (avec Guillaume Dussourt)