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Coronavirus: malgré plus de 140.000 morts, Trump veut faire "redémarrer l'Amérique"

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Dans plusieurs états, des milliers de manifestants ont défié le confinement imposé, lançant des slogans demandant la "liberté" comme "Vivre libre ou mourir".

La pandémie de Covid-19 a franchi jeudi un nouveau seuil, avec plus de 140.000 morts recensés dans le monde dont plus de 32.000 aux Etats-Unis, mais le président Donald Trump a jugé qu'il était temps de "faire redémarrer l'Amérique".

Tiraillées entre les impératifs sanitaires et l'urgence de minimiser les coûts sur l'emploi ou la croissance, les autorités avancent vers le déconfinement en ordre dispersé. Après la France ou l'Allemagne, le président américain Donald Trump a révélé jeudi son plan pour faire redémarrer la première économie du monde.

Avec plus de 650.000 cas recensés, les Etats-Unis sont la nouvelle ligne de front. Avec des pans entiers de l'économie en sommeil, ce sont plus de 22 millions de personnes qui se sont inscrites au chômage au cours des quatre dernières semaines.

Déterminé à réduire la facture économique, Donald Trump a jugé qu'en raison du ralentissement de la pandémie, "des grandes parties du pays pouvaient songer à rouvrir". "La décision reviendra aux gouverneurs", a-t-il précisé, tout en estimant que certains Etats pourraient "littéralement" entamer le déconfinement "dès demain".

Les recommandations fédérales publiées par la Maison Blanche prévoient que les Etats se basent sur un certain nombre de critères précis pour renouer avec le cours de leurs activités en trois étapes. "Nous n'ouvrons pas tout d'un coup, on rouvre prudemment pas à pas", a précisé Donald Trump

De la chauve-souris... à un laboratoire chinois?

Le nouveau coronavirus est soupçonné d'être apparu dans un marché en plein air de Wuhan où des animaux exotiques étaient vendus vivants. D'origine animale et proche d'un virus présent chez des chauves-souris, il aurait pu s'y transmettre à l'Homme et muter. Mais des médias américains ont ouvert une autre piste.

Selon le Washington Post, l'ambassade des Etats-Unis à Pékin avait alerté Washington il y a deux ans sur les mesures de sécurité insuffisantes dans un laboratoire local qui étudiait les coronavirus chez les chauves-souris.

Et d'après Fox News, le coronavirus actuel émanerait de ce laboratoire, même s'il s'agirait bien d'un virus naturel - et non un agent pathogène créé par les Chinois -, et que sa "fuite" serait involontaire, conséquence de mauvais protocoles de sécurité. Un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, a balayé ces accusations. "De nombreux experts médicaux réputés dans le monde estiment que l'hypothèse d'une prétendue fuite n'a aucune base scientifique", a-t-il déclaré.

La rédaction de RMC (avec AFP)