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Deux jeunes Syriennes racontent leur quotidien sur Twitter depuis une ville assiégée par l'armée du régime

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Chaque jour, deux soeurs racontent sur Twitter leur vie au coeur de La Ghouta, dans les faubourgs de Damas, zone assiégée par le régime de Bachar al-Assad.

Comme à Alep par le passé, des habitants de La Ghouta témoignent sur les réseaux sociaux de leur quotidien. C'est notamment le cas de deux jeunes filles. Elles s'appellent Alaa et Noor et elles ont 8 et 10 ans.

Chaque jour, sur leur compte Twitter, elles témoignent d'un quotidien rythmé par les bombardements. Elles publient essentiellement des vidéos, montrant leur environnement, et expliquant en anglais ce qu'elles voient autour d'elles. Avec leurs camarades, elles lancent un appel à la communauté internationale. "Nous voulons manger, nous voulons aller à l'école", expliquent-elles dans une vidéo.

La Ghouta, c'est une enclave en Syrie, cernée par l'armée du régime de Bachar al-Assad, assiégée et régulièrement bombardée. Par le passé, la région a déjà été le théâtre d'une attaque chimique.

Aujourd'hui, quelques 95.000 enfants y seraient pris au piège, pour près de 370 000 personnes en tout. Des enfants privés de nourriture et de soins. Filmés par les deux soeurs, dont on voit le visage se creuser les jours passant.

Aucun convoi humanitaire n'est entré dans la zone depuis près de deux mois. Les ONG parlent d'une situation humanitaire catastrophique. Selon un médecin, porte parole de l'Union des organisations syriennes de secours médicaux, "dans La Ghouta, les produits de base n'existent plus, cela rappelle Alep l'année dernière".

Face à une telle situation, la France a appelé la semaine dernière Damas à lever le siège de la Ghouta. Paris a par ailleurs appelé Moscou et Téhéran à faire pression sur leur allié Bachar al-Assad pour qu'il desserre l'étau autour de la Ghouta.

Céline Martelet