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Guerre en Ukraine: 22 morts et 50 blessés après une frappe russe contre un train

L'Ukraine célébrait mercredi le 31e anniversaire de son indépendance. Ce jour marquait aussi les six mois du début de la guerre avec la Russie. Des frappes étaient redoutées et elles ont eu lieu, notamment à Tchaplino où un train a été visé.

Le jour de sa fête nationale, ce mercredi, l'Ukraine a de nouveau été durement touchée par des bombardements russes. Kiev redoutait une attaque, elle a eu lieu à la gare de Tchaplino, dans le centre du pays. D'après un premier bilan, 22 personnes sont mortes, 50 autres ont été blessées.

D'après les autorités ukrainiennes, c'est en fait un train qui a été touché, juste au moment où il passait devant la gare. Quatre wagons ont été soufflés. Parmi les victimes, on compte au moins un enfant, âgé de 11 ans. Serhii Zukan, directeur du centre pour la sécurité ukrainienne, dénonce un acte terroriste.

“C’est un signe très clair de la terreur russe. Ils continuent de la semer partout à travers leurs actions terroristes alors même que nous fêtons notre indépendance. Ils cherchent à terroriser notre population civile”, affirme-t-il.

Un train rempli de soldats?

L'attaque a eu lieu en plein cœur du pays, à côté de la ville de Dnipro, à 400 km de la frontière avec la Russie. Frapper n'importe où, n'importe quand, c'est toute la stratégie de Moscou, avance Michel Goya, consultant Défense de BFMTV.

“C’est un moyen de montrer que les Russes peuvent frapper partout, sur tout le territoire ukrainien. On maintient la pression, la terreur, donc c’est un instrument de pression premier”, affirme-t-il.

De son côté, le Kremlin affirme que ce train a été visé car il était rempli de soldats ukrainiens. Une version que Kiev n'a pas formellement démentie.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait prévenu des risques que la Russie ne mène des "provocations répugnantes" et des "frappes brutales". En conséquence, les autorités de Kiev avaient interdit tout rassemblement public de lundi à jeudi dans la capitale, et dans le nord-est le gouverneur de la région de Kharkiv a ordonné un couvre-feu de mardi soir à ce jeudi matin.

Alfred Aurenche avec Guillaume Descours