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Guerre en Ukraine: à Kiev, certains Ukrainiens refusent toujours de quitter la ville

Les chars russes continuent encore et toujours de se rapprocher de la capitale ukrainienne, Kiev. Si beaucoup d'habitants ont décidé de partir, d'autres ont fait le choix de rester, soit pour aider, soit parce qu'ils sont rassurés par la présence nombreuse de militaires.

Cela fait deux semaines, ce jeudi matin, que la guerre a commencé en Ukraine. La communauté internationale s'indigne après le bombardement de l'hôpital pour enfants de Marioupol, qualifié de "crime de guerre" par le président ukrainien, mais qui n'a rien à voir avec les Russes selon l'ambassadeur de Russie en France. Les chars russes continuent d'avancer sur la capitale Kiev, les combats se rapprochent, à une trentaine de kilomètres.

Dans la capitale, sur la place Maïdan, silencieuse, de gros flocons de neige tombent sur les marches, vierges de passants. Du bruit, il y en a dans ce supermarché à quelques pas de là. Oleksander est venu faire quelques courses avant le couvre-feu. Des courses pour lui tout seul.

“Ma mère et ma tante sont parties en Estonie. Moi tant qu'il y a des militaires ici, je ne m'inquiète pas”, indique-t-il.

Effectivement, dans les rues de Kiev, plus le temps passe et plus les uniformes en camouflage brun tachetés de jaune sont nombreux. Les civils comme Oleksander ont fait le choix de rester. Aleksandra, une autre cliente, a pris la même décision. “Je suis docteur, je suis plus utile à mes patients ici qu’ailleurs”, appuie-t-elle.

Certains restent pour aider

Et quand on se permet de dire à Illariya, une jeune femme de 18 ans, qu'elle nous paraît très courageuse de ne pas fuir, elle rit, un peu gênée, avant de s'expliquer.

“Je suis là pour aider ceux qui ne peuvent pas partir. Avec mes amis, on fournit logement, nourriture, tout ce dont ils ont besoin et tout ce qu’ils ne peuvent pas se procurer seul”, détaille-t-elle.

Son regard est convaincu, ses paroles convaincantes. "J'ai juste l'impression d'être à ma place", conclut cette jeune ukrainienne.

Benoît Ballet avec Guillaume Descours