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L’état de santé de Salman Rushdie s’améliore, son assaillant plaide non coupable

Salman Rushdie était menacé de mort depuis 1989

Salman Rushdie était menacé de mort depuis 1989 - -

L’agent de Salman Rushdie a pris la parole devant la presse américaine pour rassurer sur l’état de santé de l’écrivain. L’agresseur de l’auteur des “Versets sataniques” a été présenté à un juge, et a plaidé non coupable.

Salman Rushdie va mieux. Après la prise de parole de son agent samedi, c’est Michael Hill, le président de l'institution Chautauqua où l'attaque a eu lieu, qui a annoncé sur Twitter l’arrêt de l’aide respiratoire apportée à l’écrivain.

L'assaillant de Salman Rushdie, un jeune Américain d'origine libanaise, a été présenté à un juge de l'Etat de New York devant lequel il a plaidé "non coupable" de "tentative de meurtre" de l'écrivain, toujours hospitalisé dans un état grave mais qui a pu dire quelques mots samedi soir.

Lors d'une audience de procédure au tribunal de Chautauqua, Hadi Matar, 24 ans, poursuivi pour "tentative de meurtre et agression", a comparu en tenue rayée noire et blanche de détenu, menotté et masqué, et n'a pas dit un mot, d'après le New York Times (NYT) et des photos de la presse locale.

Menacé de mort depuis une "fatwa" de l'Iran de 1989, un an après la publication des "Versets sataniques", Salman Rushdie a été poignardé une dizaine de fois vendredi, une attaque qui indigne en Occident mais qui est saluée par des extrémistes en Iran et au Pakistan.

Nouvelle comparution le 19 août

Les procureurs ont estimé que l'attaque de vendredi dans un centre culturel de Chautauqua, où M. Rushdie allait donner une conférence, était préméditée. A 75 ans, l'intellectuel a été poignardé au moins à dix reprises au cou et à l'abdomen.

Le suspect, qui vit dans le New Jersey, a plaidé "non coupable" par la voix de son avocat et comparaîtra une nouvelle fois le 19 août.

L'attentat provoque une onde de choc, surtout dans les pays occidentaux: le président américain Joe Biden a condamné "une attaque brutale" et rendu hommage à M. Rushdie pour son "refus d'être intimidé et réduit au silence".

AL avec AFP